La vague endormira le soleil écarlate
Un soir d’été breton, un grand soir d’équinoxe.
Une année derrière nous, comme un combat de boxe
Des morts en pagaille, des cancers de prostate.

Des amis disparus, partis, évaporés
Vers des îles caraïbes ou celles qui sont plates
Des enfants trop grandis, insolents et spartiates
Volant déjà, trop seuls mais bien enamourés.

Je les ai entendus chanter Francis Cabrel,
Je les ai vus danser le tango ou le fox,
Pour oublier le rap et d’autres éphémères.

 

Ils sont loin maintenant, dormant sous les ombrelles
Alanguis par le rhum, ébahis par la mer
Ou songeant en pleurant au pays de l’intox.