Ce qu'En’ ne vous a pas dit, c'est que le texto qu'elle a écrit et qui a valu cette fameuse leçon de vocabulaire à son téléphone mobile (je passe sur l'obsolescence d'icelui, si on peut encore arguer l'obsolescence à ce stade, pour preuve : il fonctionne encore après 20 ans !) c'est à moi qu'elle l'a envoyé. Parce que c'est bientôt Noël, je vous en offre l'intégralité. Vous allez pouvoir le constater, il n'est pas "piqué des vers" !

« Le spectacle de mes mamelles dénudées par la fenêtre émut mon gardien au point de lui provoquer une montée de testostérone. Cet homme toujours très professionnel et correct d'ordinaire renvoya ses neveux chez eux et vint toquer à ma porte. Il avait pris un maillet et prétexta de faire la découpe d'une étagère qui menaçait de s'affaler dans mon cellier en vrac et devait être remplacée.

Nul besoin de faire un croquis pour deviner la réelle intention de l'homme : limpide ! Il me prédit que je serai régalée et que je n'aurai pas besoin d'altimètre pour m'assurer que j'avais atteint le 7ème ciel !

Lasse de mes déambulations de la veille rue de la Colombette, à la recherche d'un sympathique client devant chez Emmaüs, j'avais envie de faire la marmotte et de me prélasser afin de chasser mon cafard en dégustant des cannelés. Je lui proposai cependant une tisane, tout en allant chercher mon RIB. Je règle toujours les questions d'argent au préalable, cela évite les réactions parfois brutales que le coup de bambou peut provoquer chez des personnes instables. Il est vrai que mes tarifs sont élevés, mais je le vaux bien ! 

Nul besoin de le solliciter, ni de lui ôter la goupille pour que l’homme déballe promptement ses chouquettes afin qu'elles se réchauffent, telles des brebis à l’estive. Il exigea ensuite que j'ôte mon dentier craignant d'induire un effet de ponceuse et que ses chairs s'effilochent ensuite. 

Malgré un référentiel conséquent, et sans doute à cause de ma presbytie, je dus effectuer une triangulation rapide pour localiser le tortillon du Monsieur et m'employer à ce qu'il mûrisse et devienne praticable

Hélas, malgré la donnée corrigée, je fus la triste spectatrice de son empêchement. Pour tenter d'y remédier, je papote et deviens grivoise, rangeant discrètement les croquettes de ma chatte derrière une citrouille ; j’imagine même un moyen de tracter le membre déficient afin de lui faire franchir la Bérézina !

J’opte pour un massage à l'huile d'orchidée, songeant qu'un coup de massicot aurait aussi bien réglé l'affaire, quoique cet expédient aurait symboliquement éloigné la libertine que je suis de ses sentiers balisés, l’obligeant ensuite à chercher toutes sortes de justificatifs à un tel acte.

Nous répondons (je parle également au nom de mes collègues, farcies, elles aussi de bien des manières), que face à de telles situations, nous allons finir par devenir paranoïaques ! »