14 mai 2008
Dormez-vous ?
Frères humains qui après nous vivez (F. Villon)
Rien au réveil que vous
n'ayez (S Mallarmé)
Ivre du temps vivace et du jour retrouvé (A de
Noailles)
Voltige parmi les groseilles (A Rimbaud)
Oisive jeunesse (A
Rimbaud)
L'azur et l'onde communient (A Rimbaud)
Insatiablement vers le
soleil levé (A de Noailles)
Dans les yeux (P Eluard)
Ondulera, joyeuse
et douce, à petit flots (A de Noailles)
Regarde la mer bleue, regarde
l'avenir ! (Max Jacob)
Toc-toc. Il a fermé sa porte. (G Appolinaire)
signé Mido
Eh bien à vous de nous trouver d'autres acrostiches !
Amélies Poulains
Il est à deux pas de ma porte
2 demoiselles depuis fort longtemps.
jardin reculé, portail condammné,
tout y pousse à foison, seul y tourne un moulin.
pour seule promenade, chat en laisse, tous les soirs,
ou énergiquement un caddie qu'on hasarde.
La voiture, portes ouvertes, sert d'abri aux oiseaux,
que les cerises attirent à la roue des saisons...
Ne pas se laisser prendre à la roue immuable,
encore tenter toujours et désespérément
d'infléchir les saisons, de vivre pleinement,
De saisir à pleine bouche et la vie et le temps...
09 mai 2008
END sur RALLYE de PRINTEMPS
H
U
I
L
SONDE
B
M TEMPS
O E
M N R
PETIT LARGUE
N R A
T G
F SI
CONSERVES
C X
T
A
N
T H E E
N
D
CLIC !
Ad'A
08 mai 2008
There will be...
De cette quête désespérée à l'invisible objet,
dans cette fuite en avant vers l'Enfer du pétrole, nul ne ressortira
indemne. Dans ce coin de Californie où ne poussent que des chèvres, au
début du siècle dernier, un homme, Daniel Plainview, à l'énergie
inépuisable, à l'ambition sans limites, va ériger un empire pétrolier.
Daniel Plainview comprend vite, et il voit juste. De quelques lopins de
terres stériles peu à peu rachetés à de modestes fermiers jaillit
alors, dans un jet violent et mortel, la semence noire de la terre,
unique jouissance d'un homme sans femme. De l'enfant que le hasard
place sur sa route aux hommes qui croisent ses projets, tout lui est
instrument et il fait feu de tout.
Nourri seulement de la quête du pouvoir, aigri du mépris qu'il voue
aux autres autant qu'à lui-même, devenu fou du vide de sa vie, cynique
jusqu'à la nausée et pervers jusqu'au bout, il arrachera la foi d'un
prêcheur illuminé, perdra deux fois l'enfant qu'il n'a pas eu.
Il y a un peu de Citizen Kane, un peu d'Howard Hugues dans ce Daniel
Plainview. Une folie désespérée et humaine sur ce chemin jonché de
morts inutiles et de tromperies cruelles.
Et Daniel Day Lewis est éblouissant. Il porte à lui seul tout le
film. Pourtant il y a des longueurs, pourtant la fin du film, la fin de
l'homme, arrivent sans être préparées et peinent à convaincre.
C'est un film profondément sombre où tous semblent damnés. Le
pétrole, cette richesse sombre et inquiétante des profondeurs millénaires, miroir gluant des pulsions inconscientes, agit comme une catharsis,
remonte sans limite à la surface des hommes, les inonde et noircit
irrémédiablement leurs coeurs avant de se mêler à leur sang...
07 mai 2008
Serenissime
mille kilomètres à l'Est de Toulouse
30 minutes avant Toulouse
les nuages s'écartent.
miroitement sur la lagune
promesse de beautés...
Rallye de printemps (by Honey)
Voyage dans la Mancha, en Espagne .
Il ne m’a pas fallu une sonde trop grosse ni de l’huile d’olive*
pour obtenir qu’il m’emmène en Espagne pour le temps des Fiestas de Mayo.
Il n’est même pas petit, et pas du tout largué, et réagir ça
oui, il a bien réagi** …du moment que je lui ai fait miroiter les conserves
d’almejas et de mejillones que nous pourrions acheter : il a balancé le
foc, a jeté le sextant par la fenêtre de la bagnole et en avant toute !
¡Arriba España !
*Oui…..bon d’accord…., j’y ai mis beaucoup d’amour……j’ai payé de
ma
personne……. Et là, je censure……
** Oui, d’accord…….j’ai beaucoup payé de ma personne………
01 mai 2008
SCOOP !
Honey se désabonne de Télérama !
Question
L'autre jour je m'extasiais de nouveau sur tous les termes désuets, inusités, moyen-âgeux, remis au goût du jour par la toile.
Qui, il y a vingt ans, disait "j'ai reçu ton message" ? On parlait de lettre, de courrier, le mot message que nous utilisons trente fois par jour était réservé à un usage assez pacimonieux.
Je citerai aussi : forum.
J'ai oublié tous ceux qui me sont venus à l'esprit. Aidez-moi à les répertorier !
29 avril 2008
Ciné devinette
Il s'agit
du générique de fin
d'un film
chroniqué par Enn
en 2008
( entre le 25 et le 27 avril )
et
que j'ai vu 2 fois
lors de sa semaine de sortie...
( je fais ça
quand je ne comprends pas bien
du premier coup... )
( jubilatoire )
Ad'A
.
26 avril 2008
buller ...
Brest est déjà loin... mais le souvenir en reste vivace
ses rues, librairies, cafés, enjolivent mes journées
Je prépare maintenant quelques effets pour Venise et Santa Lucia di Piave,
quel café faut-il y goûter ?
Pour faire une bonne piperade... (rallye de printemps)
... il faut se lever de bon matin !
préparer le pastis en camarade
faire parler les chères avec les mains
l'air de rien, abandonnez le tablier et ses lacets près du téléphone ou sur le coin du canapé.
pour la couleur : poivrons rouges et jaunes, poivre et piments en quantité, des oignons bien dodus,
quelques rondes tomates et un brin de basilic s'il vous plait.
mélangez quelques grains de salsepareille ou de bourrache avec un soup çon d'huile d'olive,
Proclamez qu'il faut fermement lobe tenir pour ne pas laisser riper la lame
et laissez-vous ôter des mains tout ustensile contondant.
mais avant que l'appetit largue toute les amarres
Veillez à ne pas faire réagir votre hôte avant le bon moment :
quelques boîtes de conserve de phoque pour refroidir son appétit
assureront jusqu'à la fin le goût en bouche pas trop sec tant du. (ou tant désiré pour les puristes)
Bon app'
J'ai toujours rêvé
Je l'ai déjà commenté ici, allez donc voir "J'ai toujours rêvé d'être un gangster"
25 avril 2008
Cébon
22 avril 2008
carnets de voyage
Un spectacle de la compagnie Paradis-éprouvette ne peut pas être mauvais. Il vous reste quelques jours pour y aller. j'y vais ce soir et je commente éventuellement !
21 avril 2008
Allez voir les films américains
Parfois ils sont bien préférables à nos comédies franchouillardes cousues de fil blanc aux recettes éculées et gags téléphonés. Non que je n'aie pas ri à ce film que la Terre entière nous envie pour son bon résultat au box office, mais tout de même ...
Donc, "Juno" est une charmante comédie du cinéma indépendant américain, sans prétention. L'adolescente éponyme têtue et douée d'un sens aigu de la répartie, fume la pipe dans un fauteuil installé dans le jardin de son boyfriend en attendant qu'il sorte pour son entrainement matinal.
Pleine de vie, elle nous entraîne dans ses pérégrinations de planning familial en couple adoptant, en nous faisant rire et pleurer un peu tour à tour.
C'est un film plein de bons sentiments sans être mièvre, drôle sans être surjoué, émouvant sans être sirupeux.
Un film à voir en famille et à commenter au petit déj'. Préférez la V.O. (d'ailleurs vous avez sans doute peu de chances de le trouver en multiplexe), la langue en est savoureuse, et laissez vous bercer par les musiques délicieusement "outre-atlantique".(C'est beaucoup mieux que le petit quinquin hein).
Et alors surtout ne ratez pas le superbe générique du début.
Jason Reitman avec Ellen Page
17 avril 2008
Aimé Césaire
dans les mains ce livre
l'actualité me rejoint
librairie de Brest
Allez lire ici
Anamnèse et vide greniers
Message commenté : PRIX d' EXCELLENCE Bibliothèque de Lyon



anamnèse et vide-greniers
Je me souviens d'avoir gardé les 3 enfants petits de cette conteuse et relieuse-là...
Un soir, j'avais saisi le double exemplaire de Tom Sawyer et Huckleburry Finn, 2 livres rouges brochés d'or que j'avais reçu en Prix d'Honneur à la fin de mon CE2
Ce jour-là, dans la touffeur orageuse du petit jardin derrière leur pavillon, ils avaient tant égrenné les legos au pied des haies que je n'avais trouvé que ces anciennes gravures en noir et blanc pour calmer leur excitation.
Longtemps j'avais confondu les bêtises de Tom avec les facéties du bon petit diable et l'ombre de Madame Mac Mich fessant d'importance la protection de cuir de Tom, rouge, échevelée, était un bon garde-fou contre tout débordement de sévérité contre les petits diablotins à qui j'avais affaire.
J'ai bien connu ces albums et autres "Bossu" de Paul Féval qui m'ont servi d'éducateurs et que je me plais encore à retrouver de loin, sourire amusé et vaguement condescendant dans les vide-greniers.
mais si vous voulez en savoir plus sur la collection rassemblée, voir quelques planches, leur mise en lumière et le catalogue qui leur est consacré, vous pouvez consulter :
http://www.editionstephanebaches.com/CARTONNAGES-ROMANTIQUES.html
http://www.culture.lyon.fr/culture/sections/fr/agenda/evenement?period=today&id=36869593
Posté par giovinetta, 17 avril 2008 à 15:53
Prix et privilèges
Message commenté : PRIX D'EXCELLENCE Bibliothèque de Lyon
Je me souviens des distributions des prix lorsque j'étais enfant. C'était au théâtre le Comoedia, qui était aussi un cinéma. Mon frère et ma sœur recevaient quelques livres, que j'étais impatiente de regarder.
Un soir de cafard à l'entrée en sixième, je me consolais à l'idée que j'aurais enfin ces prix qui n'existaient pas à l'école primaire.
Ce jour-là, au mois de juin, on nous a attribué les prix : je crois que j'avais un premier prix de Français et un de Latin, le deuxième sans doute seulement en mathématiques, et il me semble que le prix d'excellence m'avait été raflé par ma meilleure amie ou celui qui devait devenir (pour un temps) mon meilleur ami. Mai soixante-huit était passé par là et avec lui l'abolition de bien des vexations et aussi de certains privilèges. Il n'y aurait donc pas de distribution des prix, pas de livres, pas d'applaudissements, pas de famille émue, pas de cérémonie.
Longtemps je me suis plongée avec délices dans "Les très riches heures du Duc de Berry" que mon frère avait reçu pour un premier prix de dessin. Une page de cristal s'intercalait, pour les protéger, entre les reproductions des enluminures.
J'ai bien connu Ursule Mirouet, un prix de ma sœur, une jaquette lilas, et ce nom désuet qui me faisait rêver.
Les souvenirs n'ont pas de prix.
15 avril 2008
pommes pommes pommes pommes

Joyeux Honeyversaire !
14 avril 2008
" Jolie " pour Anamnèse
Je me souviens,
il disait toujours :
" Tu verras,
tu finiras comme les autres... "
Un soir,
je n'en pouvais plus...
Je me suis enfuie
par la petite fenêtre laissée ouverte...
*
*
*
Ce jour-là,
j'ai vagabondé avec bonheur
dans les jardins de l'Eden.
De l'aurore au crépuscule,
j'ai fait mille rencontres inespérées,
inopinées, étonnantes,
souvent touchantes
et finalement
terrifiantes !
*
*
*
Longtemps
je me suis crue intouchable.
Pourtant,
toute la nuit,
je me suis battue
de toute mon énergie.
L'aube m'a trouvée épuisée,
exténuée.
J'avais vaincu la nuit.
Ce serait ma dernière victoire.
*
*
*
J'ai bien connu
le désespoir.
Pour Lui, la journée s'annonçait belle.
Le loup avait été patient.
Aux premiers rayons du soleil,
il m'a mangée.
Tranquillement.
Ad'A








