Frivoli

Polyblog. Site d'amateurs de mots, à caractères légèrement délirants.

21 novembre 2009

cadeau pour Myrtille

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Oh my God, je sais plonger!

Posté par honeybis à 16:11 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 novembre 2009

Bad news

Deux mauvaises nouvelles, today.
Kriss est morte.
Ni TOTAL, ni Grande Paroisse ne sont responsables du regrettable accident qui s'est produit à Toulouse le 21 septembre 2001 à 10h17. Ils n'étaient juste pas en règle.

Posté par lewis_carroll à 22:13 - Courrier du coeur - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 novembre 2009

devoir d'écriture

Enn' a écrit:

Ecrire un court texte ayant le même titre et commençant par cette phrase.
Poster en catégorie "ze textes de" ou en commentaire ou en mail à la webmaitresse qui replacera tout en billet.
Voire en texte sur votre blog si vous indiquez le lien (en comm. en mail etc.)

Toute exception à la règle est la bienvenue.

"Sur un chemin de terre, un homme roulait une cigarette, debout, près d'un side-car vert, sacarabée géant, compagnon de solitude."

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Je voulais rajouter cette photo dans mon texte, mais je n'ai pas pu alors je la mets ici.

Posté par honeybis à 08:39 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 novembre 2009

compte rendu préliminaire de la réunion n°27 du bureau

En ce deuxième dimanche de l'avent, les joyeux camarades acceptèrent l'invitation d'Enn' pour un brunch d'enfer.
La webmaîtresse de maison avait organisé les choses avec rigueur et maestria : la vaisselle était faite, la lessive étendue, les lits faits, les enfants propres et endimanchés.
Tétaclacs arriva curieusement la première, encadrée de Louis-Etienne qui portait avec mansuétude un noeud papillon hérité de son grand-père.
Lewis (moi), hilare comme souvent, satisfait de lui-même comme toujours, intéressé comme parfois avait oublié les saucisses, ayant lu attentivement les ingrédients ; il avait finalement préféré des oranges bio et du jambon à couper (Enn, as-tu affuté le couteau ?).
Mais où est donc ornicar Giovinetta, demanda naïvement l'Ange ? Elle chante répondit Enn, qui avait tous ses nimail depuis le début des temps.
Myrtille arriva majestueusement en n°3, peu regardante sur les quantités, elle avait simplement préparé un jus de goyave, auquel elle ajouta au dernier moment (mais y a-t-il vraiment un dernier moment ?) de la salade, qu'avait négligée Estragon.

Mido se pointa, inoccement, prétendant arriver à l'improviste, mais personne ne la crut (crue ?) (cru ?), les mains pleines de fruits de saison du meilleur aloi.

Marc avait simplement décliné l'invitation, sans donner d'alibi tenable. On regretterait son absence.
Roxane arriva ensuite, étonnée de n'être point la dernière. Il faut dire que ses crêpes étaient délicieuses et qu'on lui pardonna comme un électeur UMP pardonne au président ses plus futiles rodomontades.
Honey enfin se pointa, étonnée de ne pas de jour s'être trompée. Mais ses fleurs étaient magnifiques. Elles égayèrent la journée de leur parfum suave comme celui de Téta.

Posté par lewis_carroll à 21:12 - FRIVOLIVIE - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 novembre 2009

le canapé rouge by honey

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Sur un chemin de terre, un homme roulait une cigarette, debout, près d'un side-car vert, scarabée géant, compagnon de solitude.

Aujourd'hui, il n'était pas seul, il avait ramassé cette jolie belette à la station-service où elle faisait du stop.

Il avait quand même accepté de s’arrêter là, au milieu de nulle part car j’avais eu un besoin pressant de vider ma vessie. D’ailleurs je pouvais l’apercevoir, tout en tentant de me cacher derrière ce vieux saule.

Il avait fini de fumer sa cigarette et lorsqu’il eût exhalé la dernière bouffée, il me cria de me magner. Je détestais l’idée de remonter sur sa bécane, je déteste le vert, l’ai toujours détesté et le détesterai toujours. Ça porte malheur le vert. Surtout lorsque je suis habillée en rouge de la tête aux pieds, alors je ressemble à un coquelicot sur cette machine. Il démarra rapidement, j’avais eu à peine le temps d’agripper sa taille.


 Plus loin, il y eut un tournant en épingle à cheveux, qu’il ne pût négocier en raison de sa vitesse excessive. La machine partit dans le vide, l’homme tomba sur le côté et amorça un roulé boulé qui certainement lui sauva la vie. La corolle rouge de la jupe de la fille s’ouvrit joliment dans le ciel alors qu’elle criait de terreur.



Canapé rouge

Posté par honeybis à 12:23 - Ze textes de Honey - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 novembre 2009

Des noeuds au cerveau

Citation approximative d'un passage de "Le dernier amour du président", un livre d'Andreï Kourkov, auteur ukrainien contemporain dont je recommande la lecture :
Message du chef de la sécurité :
"Monsieur le président, il vaut mieux apprendre les mauvaises nouvelles par écrit. Votre médecin a été trouvé pendu à une haute branche dans une belle forêt. S'il n'avait pas eu les mains attachées dans le dos, on aurait pu croire à un suicide."

Posté par lewis_carroll à 18:21 - CADAVRE EXQUIS - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 novembre 2009

Bon appétit !

J'étais ce matin même au marché Victor H*, en attendant la journée continue de Radio France à Berlin (DE) de lundi prochain. (Putaing, va falloir se lever à minuit pour entendre la matinale de France Inculte, dont je connais la maman du talkeur) (Putaing, Stéphane B. passe à midi ; à quelle heure entendrai-je Didier P. ?)
J'ai demandé naïvement (je suis un grand naïf, parfois un doux rêveur) un jambon chanel.  4 tranches fines.
L'accorte coupeuse m'a gentiment répondu : "pas de jambon chanel ici, que du jambon dior".

Posté par lewis_carroll à 20:32 - des mots des mots - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 novembre 2009

Nécrologie

CLStrauss

Le portrait de claude Lévi-Stauss par son père Raymond.

(Petit Palais, Paris, 31 décembre 2008, portait exposé à l'occasion de son anniversaire)

Posté par Ennairam à 01:08 - Société - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 novembre 2009

Oh merde !

Claude Levi-Strauss est mort. Je vais mettre un crêpe noir à mes jeans.
Çà me rappelle une histoire lue dans le Nouvel Obs, que je ne lis que chez des amis, chez le coiffeur ou le kiné, voire l'orthodontiste. Celui-ci, je l'avais lu chez des amis, au bord de leur piscine (il n'y a pas de lien de cause à effet entre leur piscine et notre amitié ; ce serait même plutôt l'inverse). D'ailleurs les enfants sautaient gaiement alors que je somnolais en lisant cet article édifiant. D'aucuns vous auraient balancé un lien hypertexte, mais moi non. Je respecte le public et donne personnellement la substantifique moelle de cette putaing de nouvelle.
Or donc, il était une fois des jeans achetés neufs, mais troués. Je ne citerai pas de marque, pour éviter du travail d'étoilage à ma préférée webmaîtresse. Les trous étaient faits par des turcs. Soient des turcs trouant des pantalons pour nos ados en mal de vivre (mais quelle vie leur offrons-nous ?). Soient des pantalons à la mode. (Je vois d'ici ML enfiler un joli "à la mode de quand ?". Soient des parents assez complaisants pour payer 100 € ce que nos grands-mères eussent passé deux heures à ravauder. Soit une cabine étanche. Soit des buses sous pression dans ces cabines envoyant du sable pour perforer les jeans de nos chers petits.

Egale : 8000 malades de la silicose.

PS pour les jeunes ignares qui liraient ce blogue subversif : la silicose est une maladie mortelle, causée par l'inhalation répétée de sable. Elle faisait déjà les choux gras de la camarde dans les mines du Nord de la France, et encore dans les mines de Chine. Mais en France, les mineurs étaient souvent polonais.

Posté par lewis_carroll à 21:47 - Objets - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 novembre 2009

Le canapé rouge

Sur un chemin de terre, un homme roulait une cigarette, debout, près d'un side-car vert, sacarabée géant, compagnon de solitude. Etrange image que celle de ce type d'ici qui semblait venir d'ailleurs, au visage buriné, à la main tremblante, qui s'arrêtait sur un allée caillouteuse à cinq cents mètres à peine de chez lui. Il laissa glisser un regard tendrement désabusé sur les bois de son enfance, ceux des premières aventures avec ses frères aînés, des premières batailles en tenue de camouflage. Ils bardaient alors leurs corps de branches feuillues et de plaques de mousse arrachées aux chênes sans âge avant de se lancer, ivres de rage et de bonheur insouciant, dans une offensive fratricide. C'était les premières violentes montées d'adrénaline au combat.  La guerre avant la guerre... Mon Dieu... L'enfance ne serait donc qu'une cynique répétition générale avant nos combats dérisoires et mortels d'adultes ?

Il avait fini de rouler sa cigarette, et il tira une première bouffée de mauvais tabac en inspirant cet air nouveau, un mélange de bois humide et de terre fraîche oublié dans le parfum âcre de la poudre et les cris déchirants des blessés. Ici rien n'avait changé, rien ne changerait jamais. Le monde pouvait sombrer dans le chaos sans jamais affecter ce coin de terre oublié des vivants.

Il s'accouda nonchalamment au guidon du side-car. Les souvenirs maintenant affluaient, vieux de vingt ans déjà. Il revoyait la maison familiale, envahie par la vigne vierge. En ce jour d'automne froid et brumeux, la façade centenaire devait être totalement recouverte de cette tapisserie d'un rouge profond. Les volets chancelants se dissimulaient probablement derrière ce voile de lassitude. L'été, la porte d'entrée restait ouverte, et on voyait en s'approchant le canapé rouge usé du salon où sa mère passait de longues heures à lire. C'est là qu'un jour de printemps mémorable, elle l'accueillit comme à l'ordinaire, le sourire un peu las, lorsqu'il vint lui annoncer sa décision de partir à la guerre, comme ses quatre frères avant lui. Il revoyait son visage consterné, ses larmes compulsives, son silence pesant, longtemps, avant de sombrer dans une prostration durable. Ses raisons d'enfant à lui, ses scrupules idiots, son enthousiasme inconscient, rien ne la convaincrait jamais de tant de morts inutiles. Il appartient aux hommes de mourir dans l'absurde, aux femmes d'enfanter dans la douleur.

Il jeta le mégot, enfourcha sa bécane et démarra. Son coeur battait plus vite désormais. Mieux valait en finir au plus tôt. Il aborda le dernier virage dans un état second, presque sans un regard autour de lui, puis la vaste demeure lui apparut, comme une évidence. Elle semblait avoir à peine vieilli, abandonnée qu'elle était depuis des années pourtant, vidée de ses entrailles humaines.

Il gara le side-car, et comme dans un rêve éveillé, fit quelques pas et se vit fouiller dans la poche de son pantalon pour en extraire maladroitement une grosse clef rouillée qu'il fourra aussitôt dans la serrure de la porte désormais fermée. Le coeur battant, le coeur lourd, après des années d'errance et de deuils inutiles, il s'attendait presque à voir sa mère assise, radieuse et émue devant ce retour inattendu. Le porte s'ouvrit enfin dans un crissement aigu, et il découvrit le salon tel qu'il l'avait laissé, dans l'ombre et la poussière, le canapé rouge face à lui, vide désormais comme une accusation terrible.

canapé rouge

Posté par Roxane66 à 09:25 - Ze textes de Roxane - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 novembre 2009

Le canapé rouge

Sur un chemin de terre, un homme roulait une cigarette, debout, près d'un side-car vert, sacarabée géant, compagnon de solitude. C'était sa dernière cigarette. Celle à laquelle il repenserait bien des années plus tard, lorsque le président qu'il venait de quitter ne serait plus qu'un repris de justice. Pour l'heure il ne pensait qu'à la fuite. Celle à laquelle il se consacrerait pendant encore bien longtemps, sans que le remords ne le rattrape. Il fuyait, tel le moteur d'un vieux camion diesel essoufflé par les miliers de kilomètres parcourus dans les sierras du Nouveau Mexique, à la recherche d'un havre de paix, dans lequel il pourrait enfin boire la fiasque de mauvais whisky qu'il transportait toujours avec lui depuis que sa moto verte était exsangue. Sans trop savoir pourquoi, il se demandait si le soleil se lèverait encore demain. Et si oui, où. Le livre qu'il avait emporté, il l'aurait encore dans sa vieille sacoche pervenche bien des années plus tard, lorsque les derniers livres auraient disparu.

canapé rouge

Posté par lewis_carroll à 20:46 - Ze textes de Lewis - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 octobre 2009

Fêter Noël en Provence

Bientôt il sera temps de s'y mettre, ne croyez vous pas?

En attendant, voici un lien pour celles et ceux qui s'interrogent sur la célébration de Noël en Provence.

Je serai très heureuse que des internautes nous signalent les coutumes de leur région.

Posté par honeybis à 13:37 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 octobre 2009

"Le canapé rouge"

On vient de m'offrir ce livre,  de Michèle Lesbre.
Je vous propose la première phrase, et la consigne d'écriture classique :

Ecrire un court texte ayant le même titre et commençant par cette phrase.
Poster en catégorie "ze textes de" ou en commentaire ou en mail à la webmaitresse qui replacera tout en billet.
Voire en texte sur votre blog si vous indiquez le lien (en comm. en mail etc.)

Toute exception à la règle est la bienvenue.

"Sur un chemin de terre, un homme roulait une cigarette, debout, près d'un side-car vert, sacarabée géant, compagnon de solitude."

Honey

Roxane

Lewis

Posté par Ennairam à 10:41 - JEUX D'ECRITURE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 octobre 2009

Petit sourire pour Téta

BIBARONNE : (nf) 2ème femme de baron, aimant la bière, mais pas nécessairement bisexuelle.

Posté par lewis_carroll à 10:21 - MOTS ZINZINS - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 octobre 2009

O. m'écrivait

Ma mère m'aurait-elle écrit des mails ?

"Jette-les" m'a dit l'autre jour un collègue  -pas celui des Chamonix orange-  venu boire le café,  en désignant un carton de lettres exhumé d'un lointain garage, qui encombrait l'entrée de mon appartement.
Nous réservions le téléphone  aux informations pratiques : "j'arrive par l'autobus vendredi soir". Le fil de la conversation se poursuivait  suivant le débit des cartouches d'encre, de feuille en feuille, d'une enveloppe à l'autre.

"Tu sais, vivre, c'est être prêt à se transformer, s'oublier un peu, donner beaucoup, ne pas attendre grand-chose, mais être comblé par tout ce qui arrive de bon et que l'on n'attendait pas ...J'ai l'impression de faire un sermon ! Ne le prends pas ainsi, j'aimerais que tu sois là, les mots s'envolent, restent les idées, sans le ridicule de les voirs écrites ..." O. 11 mai 1977

Ma mère aurait sans doute aimé l'internet.

Posté par Ennairam à 15:43 - Ze textes d'Enn' - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 octobre 2009

Orange

Ce matin, mon collègue préféré avait apporté une boite de biscuits  : de petits coussinets ventrus, délicatement glacés, un peu écœurants, fourrés à la confiture. Vous avez trouvé ? des Chamon*x Ora*ge ! Nous les avons tous -sauf Mido qui ne boit pas de café- plongés dans notre café de dix heures avec délices en nous exclamant sur le nombre d'années écoulées depuis la dernière fois. Aucun téléphone cellulaire n'a sonné.

Posté par Ennairam à 22:15 - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 octobre 2009

Jus d'Orange

Jusqu'à la semaine dernière, tous les matins de classe, vers 7 heures 40 (l'heure de la revue de presse de France Inculte), notre table du petit déjeuner s'éclairait du sourire et de la joie de vivre de la voisine qui venait chercher ma petite dernière avant qu'elle ne co-vélotent vers le Lycée. Elle s'asseyait gaiement à notre table pendant que nous dégustions nos tartines à la confiture de goyave ou de prunelle, voire de rhubarbe. C'était un moment joyeux pour démarrer la journée.
Jusqu'à la semaine dernière ma petite dernière se plaignait sans cesse des performances de son téléphone portable Or**ge. Il ne fonctionnait que rarement, le forfait était mangé dans les deux premiers jours du cycle par des téléchargements de musique légale et payante. Or donc, bien décidé à en finir avec ces récriminations continues et déplaisantes, j'accorde royalement ma signature pour un nouveau forfait accompagné d'un engagement de deux ans ainsi qu'un nouveau téléphone Son* Er*c**on (1) de la plus belle facture. Celle-ci était modeste puisqu'elle avait un bonus spécial de C*rrefo*r (1)valable le jour même, dans l'heure, quasi. Elle choisit les SMS illimités.
J'y mettais aussi la condition expresse que ledit forfait fût prélevé sur son compte en banque, merde quoi !
Depuis cette semaine, les deux amies coordonnent leurs heures de départ par SMS. Plus de sourire joyeux et frais le matin.

(1) je laisse le soin à notre meilleure web-maîtresse de coller les étoiles au meilleur endroit

*voilà qui est fait (la web.machinchose)

Posté par lewis_carroll à 12:29 - Société - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 octobre 2009

Avant c'était mieux

Cher Lewis Carol,

Ton billet, de fil en aiguille, m'a rappelé des histoires.

Mon grand-père paternel, veuf jeune (ma grand-mère mourut à quarante deux ans d'un accident de voiture à cheval), se trouva à la tête d'une ferme et d'une famille de six enfants, mon père, ses quatre sœurs mes tantes, et mon oncle.

Pendant la guerre, mon père avait depuis longtemps quitté la maison familiale pour voler de ses propres ailes et exercer le métier d'apiculteur (mon père avait l'âge d'être mon grand-père), la ferme abritait encore le reste de la famille et de nombreux ouvriers agricoles, c'était une ruche.
Mes tantes, à l'insu de mon grand-père, qui  fermait les yeux de son plein gré, embauchaient  des travailleurs que leurs origines obligeaient à se cacher pour survivre, et de jeunes gens, comme mon oncle (qui devint donc le mari de l'une des tantes)  cherchant à échapper au STO. Plus personne n'est  là aujourd'hui pour en témoigner. Le dernier qui m'en ait parlé est mon oncle, et cette dernière fois -pensez à poser des questions en abondance, tant qu'il est encore temps - il m'avait raconté la vie dans cette ferme,  cette agitation dans la campagne gersoise, les Parisiens et les autres; parmi eux, une femme nommée Mysette, qui, longtemps après, devint la gouvernante de Jorge Amado. Va savoir pourquoi, à l'époque cela m'avait émerveillée ...Tout comme lorsque j'ai dormi au quartier Latin, à l'hôtel des trois collèges, j'ai été émue de voir de ma fenêtre l'hôtel dont j'ai oublié le nom, cité dans "la bataille du petit trianon", du même auteur.

Voilà, cher Lewis, ces poussières de souvenirs, qui flottent devant mes yeux à la lecture de tes mots sur la nourrice des éditeurs, soulevant aussi nombre d'émotions et de réflexions que je tairai ici.

L'Araignée ...

Posté par Ennairam à 22:15 - En vrac - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 octobre 2009

C'était mieux avant

La mère de ma grand-mère (mon arrière-grand-mère donc) a eu 5 enfants. J'ai donc 2 grand-tantes et deux grands oncles. Mes grands oncles sont décédés. L'un avait un index (ne me demandez pas si c'est le gauche ou le droit, mais je pense que c'est le gauche) coupé au niveau de la deuxième phalange. Il m'avait aidé à retrouver mon couteau quand j'avais 9 ans. Je lui suis encore reconnaissant. Le deuxième (en fait le dernier de la fratrie de 5) avait été élève au petit séminaire, mais avait fauté avec une vague cousine. Il a rejoint la vie civile, pour je ne sais plus quelle activité marchande. L'une de mes grand-tantes est maintenant en maison de retraite, où elle a retrouvé son neveu (le fils de ma grand-mère, mon oncle, donc). La deuxième grand-tante, la petite dernière était bistrotière. Un bistrot à l'ancienne, où l'on prenait le pastis dans la cuisine.
Mais là n'est pas mon propos.
Mon arrière grand-mère est partie nourrice à Paris, chez l'éditeur Calmann-Levy.
Il m'arrive de penser au traumatisme de ses enfants (mes grands oncles tantes et grand mère) quand ils apprirent, des années plus tard que leur mère était allée donner le sein à un enfant qui ne lui avait rien demandé pendant qu'eux-mêmes se régalaient du lait de la vache ou de la chèvre.

Posté par lewis_carroll à 20:15 - En vrac - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 octobre 2009

Un petit ...Nom

Anna ma douce ,
Anna mon p’tit mouton
Tous les aut’morts
qu’est ce que tu veux que ça m’fasse ?
Mais c’petit non qui réponds toujours non
Ce p’tit non là c’est d’la mort dégueulasse

Juliette

"Le choix d'un pseudo relève d'un processus  ésotérique" écrivit un jour Soupaloignon (pour les intimes).  Depuis, je suis passée d'un pseudo qui n'était que l'anacyclique de mon prénom (et que j'aime toujours autant), à d'autres, choisis selon l'humeur, et qui avaient toujours une signification pour moi. J'aime bien que vous m'appeliez Enn', j'aime bien mon autre pseudonyme préféré. Comment aimez-vos que l'on vous appelle ? Et quels noms donnez-vous à l'autre ?

Je connais des familles où le prénom de baptême n'est jamais utilisé, remplacé par un diminutif pas toujours heureux : les Kiki et autres Paulos. Il arrive que le prénom soit différent de celui de l'état civil. Il y a aussi tous les petits noms que nous donnent nos parents, affectueusement, de temps à autre : je pourrais en citer plusieurs me concernant, et plusieurs que je donne à mes enfants.

Mais comment appelle-t-on son conjoint, son amant(e), l'élu(e) de son coeur, sa femme, son mari, sa fiancé(e) ?
L'appelle-t-on différemment dans le secret de ses pensées et dans l'entrevue réelle ? Le nomme-t-on à ses amis ?
Se répète-t-on inlassablement son prénom mentalement ?

Y a-t-il des coutumes différentes selon les régions ? (Il me semble que oui).
Remarquez certains "vieux couples" qui ne s'appellent jamais par leur prénom, voire ne s'appellent pas du tout. Pourquoi ?
D'autres usent du "chéri", "mon Amour" "mon coeur" que je trouve un peu trop galvaudés et interchangeables. Je tairai pudiquement les quelques mots que j'ai pu prononcer.

Le prénom m'est aimable, et j'aime m'entendre appeler ainsi. Banal sans doute. On pourrait aussi utiliser, pour l'autre exclusivement, son deuxième prénom, pourquoi pas ...

De toute façon, hein, personne ne m'appelle d'aucun petit nom, hormis peut-être quelque nom d'oiseau. Et vous, qu'avez-vous à dire ?

L'Araignée ...

Posté par Ennairam à 16:10 - Courrier du coeur - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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