En ce jour de fête nationale, si tristement
Nous sommes tous conviés dans cette église, si
Nous détournons le regard des feux d’artifices

Arrogants, c’est pour mieux pleurer ce membre aimé.
Unis, dans ce lieu froid malgré le chaud estival.
Réunion en ton honneur que nul ne pensait,
En tout cas pour de telles circonstances, devoir faire.
Vouloir ce que l’on fait et non faire ce que l’
On veut : telle définissais tu ta liberté
Il reste tes délicats écrits émouvants
Redonnant le courage d’affronter le monde.


Maintenant qu’il nous faut vivre sans toi,
On regrettera tous ce petit quelque chose
Ne voulant jamais, mûrir ni mourir, chez toi.

Au revoir petit être fragile et gracieux.
Mon dernier haïku, tristement, sera pour toi.
Ombre dans le ciel
Un corbeau dans la maison
Regard de larmes


            

            Evariste de Bossuet
            Cloître de Meaux
            Cité de Paris
            En an de grâce 2058