J'aime bien pleurer au théâtre.  Il faut faire un petit effort pour cela  : on n'est pas tout de suite dans l'état favorable. C'est comme gravir une échelle, ou comme les barrière d'énergie à sauter en mécanique quantique, un degré, puis un autre, et patiemment  on s'installe, sur le barreau des larmes, on accueille le spectacle, et elles roulent toutes seules. Elles glissent sur les joues, dégringolent sur le nez, où elles forment une goutte qui fiinira par tomber sur les bras croisés. C'est délicieux.