Le 15 février de l’an de grâce 2007 la cellule n° 22546654 - bis (Subversive, libertaire, révolutionnaire, mais pas trop) de la section francilienne de Frivoli s’est réuni dans un lieu ultrasecret de chez Confidentiel Défense de Savoir.
Les membres présents étaient :
1) Mlle Moi : Jeune exploratrice de langues garoue, vice impératrice des Iles Vatubientoa (ou un truc comme ça), tenancière du blogue « Words, words, words, membre et hauteuse sur Frivoli ;

2)  Evariste Galois, jeune mathématicien Garou et néanmoins brillant et plein d’assurances, hauteur et cofondateur de Frivoli

3) Caelle, jeune cinéaste garoue, hauteuse du blogue « les Cahiers de Caelle »

4)  Pierre le Hardi, jeune ingénieur acousticien garou (qui fera bientôt du bruit, je vous le dis), neveu de son oncle et hauteur du blog du même bois ;

5) Trysten, jeune philosophe garou, hauteur du blogue « le journal d’un Cafre – le retour »;

6) Leu Warou Lothar (ex Martin Lothar), vieux loup-garou décati, pigiste intérimaire et pas payé sur Frivoli.

Le rendez-vous était devant le centre Pompidou à Beaubourg à 20 heures précises.
Dès que les susdits comploteurs furent enfin tous réunis, ils rejoignirent leur planque ultrasecrète située à deux pas dans les intestins les entrailles le ventre de Paris, bref les Halles, chair à saucisse et à Zola.
Le lieu étant tellement secret et confidentiel qu’ils errèrent à sa recherche de longues heures dans la nuit parisienne tels des fantômes désabusés.
Finalement, et pour deux au moins, la vessie n’en tenant plus, ils s’engouffrèrent tous les six comme un dans une maison de qualité et de tradition : « La poule au pot » 9, rue de Vauvilliers 75001 Paris, France (pub)

PouleAuPot

Après en avoir abondamment squatté les toilettes, nos suppôts de la révolution frivolibre s’attablèrent enfin, assis sur des chaises et des banquettes (dévotes) marqués aux chambranles miroitants du nom des tous leurs augustes prédécesseurs ayant eux aussi posé leur cul renommé en ces lieux (Marie Laforêt, par exemple)

LaTable

Le point n° 1 de la réunion fut enfin abordé tout en lisant la carte du chef : Evincer définitivement Lacan et son école de zouaves à roulettes de la linguistique sérieuse.
Ce qui fut fait en un tournemain et avec brio et entre le choix d’œufs cocotte, de sur ris de veau et autre souris d’agneau.

Les souris ont été choisies après que le serveur eut expliqué que le ris de veau était en fait les amygdales de cette pauvre bête et que dès lors, il ne pouvait y avoir de ris de bœufs car cet aimable bovin en est privé dès l’adolescence ainsi qu’une autre paire de choses de la vie.
Ceci étant, après coup, certains des convives apprirent que le ris n’est autre que le thymus de l’animal.
Le jeune Tristen choisit un sandre qui, je le rappelle, est un substantiel poisson d’eau douce et un substantif masculin.
Le sandre peut cependant être délicieusement chauffé par la cendre comme tous les mâles ou femelles de son espèce voire de son ordre.
Le troisième point concernait le Béarn, ses rois, ses poules, ses Pau et ses pots.
Nous expliquâmes à Caelle qui connaît mieux les USA que la France que le Béarn n’a absolument rien à voir avec le Pays Basque.
Sauf à être dans la même poule de rugby que Pau et bien que ce sport et cette ville n’ait rien à voir avec le pot de la poule.
Ni avec Henri IV qui n’a jamais été un pilier, un pilon, un trois-quarts ou à l’aile d’une équipe de la même poule de Pau, mais un roi de France à quatre plume voir cinq et qui prôna sur le lit et par Sully la poule au pot pour tous les français rugbymen ou pas.

Ceci étant épuisé, nous abordâmes un point fondamental et non prévu au programme : Monter une entreprise de vente et de location de Jets privés.
Nous apprîmes en effet que l’honorable maison Dassault faisait une remise de 15 euros sur chacun de ses jets achetés 15 millions d’euros la pièce.
Nous fûmes ensuite béats d’apprendre qu’un tel jet pouvait se louer pour 50.000 euros seulement avec le plein de carburant, de caviar, de champagne, de foie gras, d’hôtesses, et surtout de pilotes (ces derniers étant fort pratiques, surtout pour le décollage et le reste d’ailleurs)
Or donc, une fine entreprise serait d’acheter séance tenante quelques 3400 jets Falcon ; de les revendre aussitôt aux puces avec un gras de 15 euros ce qui permettrait de réunir enfin ladite somme de 50.000 euros.
L’avantage des Falcon c’est qu’il y a le net et la télé à bord ; qu’on peut voir par les deux hublots ; qu’on peut installer un lit dans la queue ; que ce n’est pas bruyant ; que l’on attend pas à l’embarcation l’aéroport etc.
Et surtout, c’est aussi rapide qu’un Airbus et qu’on peut mettre pratiquement le même nombre de voyageurs (en se tassant un peu hein !)
Bref, c’est du tout cuit
Ça nous permettra comme ça d’aller en jet chercher Mlle Moi quand elle reviendra de son boulot des îles Vanupié (ou un truc comme ça)
Surtout que le jet Falcon peut se poser sur une table de ping-pong, un terrain de tennis, de foot, sur une petite piste d’un petit aérodrome voire une plage – sans cocotier - des susdites îles Voilatou (ou un truc comme ça)

Finalement, les délices des ris, des souris et les vapeurs du Sancerre nous firent complètement oublier le motif principal de notre complot de ce 15 février : Comment réduire à néant l’odieuse influence et la trop prenante mainmise des Toulousains sur le lofblog Frivoli.

Nous décidâmes en sortant et en rotant (ou pas) que cette question sera mise à l’ordre du jour du prochain et fourbe complot dînatoire ainsi que la réhabilitation éventuelle de Lacan dans les perspectives philologiques contemporaines.
On a encore du pain (de campagne) sur la planche hein !

Mais la Section Frivolibre Francilienne vaincra !