Marseille, 15 août 2005. (La Marseillaise)

Une jeune femme retrouvée inanimée dans un terrain vague situé près de la rue des Chapelles Obscures.

La police lance un appel à témoins. Il est en effet surprenant que personne n’ait vu ni entendu quoi que ce soit à cette heure où il fait encore grand jour. Nous avons réalisé une enquête de voisinage auprès des rares passants que nous avons pu croiser sur les lieux le lendemain des faits. Rien de bien intéressant : pas un témoin n’était présent à l’heure présumée (22 heures d’après la police). Le Café des Niçois situé non loin était fermé en ce dimanche le plus mort de l’année même à Marseille. Il faut dire qu’un certain OM – TFC au stade vélodrome avait attiré plus de 50 000 personnes, parmi lesquelles se trouvaient sûrement des témoins potentiels.

Nous sommes revenus sur les lieux, et avons trouvé, accroché à la palissade un morceau de tissu déchiré, comme arraché par une main désespérée. On pouvait y lire : NORTHWESTERN UNIVERSITY

Le reste avait manifestement disparu, emporté par l’assaillant, à moins que ce ne soit le vêtement de la victime innocente. Impossible toutefois de voir les photos de la médecine légale, notre qualité de journaliste stagiaire ne nous donnant pas accès au service. Ah si comme notre cousine de Toulouse nous avions pour sœur la secrétaire du légiste !

Aux dernières nouvelles, les jours de la victime ne sont pas en danger. Elle ne souffrirait que d’une amnésie partielle, et n’aurait subi aucune violence.

Nous vous tiendrons informés de l’avancement de l’enquête.

Perpignan, 17 août 2005. (L’INDÉPENDANT)

On rapporte qu’une jeune fille de race blanche a été retrouvée inconsciente dans une impasse, non loin du Petit Nice, un café de la vieille ville. Sur les lieux, aucun indice n’a été retrouvé, rapporte la police.

Nous n’avons pas trouvé de témoins, car ils étaient probablement tous en train d’assister à un certain USAP – STADE au stade Aimé-Giral, plutôt que d’observer les agissements crapuleux d’un individu mal intentionné.

Nous avons pu interroger la victime ce matin, à sa sortie de l’hôpital, encore un peu hébétée par l’outrage qu’elle a subi. Elle indique qu’elle a été accostée à la sortie d’un cybercafé qu’elle fréquente pendant son séjour en Europe. La victime parle un français correct, mais avec un fort accent étranger. Elle nous a confirmé être de nationalité américaine. Elle effectuait un voyage de fin d’année avec son université.

De retour sur les lieux nous n’avons retrouvé qu’un seul indice : une ridicule paire de chaussures.

Nous vous tiendrons informés de l’avancement de l’enquête.

Toulouse, 22 août 2005. (La Dépêche du Midi)

Arrestation d’un individu à la sortie de la médiathèque

La police municipale a procédé à l’arrestation d’un jeune homme jeudi en fin d’après-midi à la médiathèque José Cabanis. Un vigile viril de l’établissement culturel était intrigué par le blocage de l’ascenseur au niveau RJ depuis plusieurs minutes. Il a alors descendu l’escalier monumental dont s’enorgueillit le monument et qui a fait la gloire de l’architecte. Il vit alors l’individu transportant un sac postal dont dépassait des objets divers dont la couleur dominante était le rose. L’homme, âgé d’une trentaine d’année, mais qui en faisait plus, était muni d’une paire de ciseaux à bouts ronds d’écolier et coupait une à une les lanières de tongs roses. A la vue de ce comportement étrange, le vigile bloqua l’ascenseur, appela ses collègues qui demandèrent l’intervention de la police. Sur les lieux quelques instant plus tard, elle arrêta le jeune homme qui n’opposa aucune résistance. Il fut relâché hier matin, car aucun chef d’accusation n’a pu être retenu contre lui, et aucune plainte n’ayant été déposée, les victimes assistant probablement à un certain BALMA – FONTAINES.

Toulouse, 24 août 2005. (La Dépêche du Midi)

Exclusif : Interview du maniaque de la médiathèque

(Voir le détail des faits dans notre édition du 22 Août)

      - La Dépêche : pourquoi découper les lanières des tongs ?
- ST. X. : ces chaussures font trop de victimes chaque année.
- LD : où avez-vous trouvé toutes ces tongs, vous en aviez exactement 22 paires ?
- ST. X. : j’ai pu localiser une bande d’américaines hystériques qui faisaient un voyage de fin d’études en France. J’ai rencontré la première à Marseille, et j’ai suivi le groupe jusqu’à Perpignan. Elles m’ont avoué poursuivre leur voyage dans la ville rose. C’est là que m’est venue l’idée de les libérer de leur esclavage. J’ai profité de la nuit de la pleine lune pour entrer dans l’auberge de jeunesse où elles dormaient et rafler les tongs.
- LD : pourquoi être allé à la médiathèque pour la destruction ?
- ST. X. : parce que je voulais vérifier ce que j’avais lu.
- LD : pouvez-vous préciser ?
- ST. X. : A Toulouse il existe un endroit ridicule
                        
Où parfois le beau funicule
                        
Fait des émules.
-
LD : pourquoi vous être attaqué à ces jeunes américaines ?

      A mon grand étonnement, il ne répondit pas.
Il écrivit simplement une suite de caractères incompréhensible :

http://insidetheusa.net/2005/07/20/scandale-a-la-maison-blanche/

     - Il est vraiment lourd ce LC.
- putaing, je rentre à Nice.
- manger des pizzas ?
- non, courir.
- Pfff.