nettoyage
Juste un mot : sur France Inter à 13h, Yves Michaux, philosophe, analyse les mots utilisés en politique. Souligne que l'énarque use et abuse de l'adverbe, de l'ellipse, et de l'abstraction, quand le populiste emploie un langage direct et concret. Le "nettoyage au propre et au figuré" de la cité de La Courneuve en est l'exemple...concret. Si ce n'est que ce terme innocemment domestique est ici propre à balayer la bienveillance que l'on pourrait être enclin à éprouver pour celui qui prendrait la situation en mains.
Le langage Sarkosyien est concret. Mais,souligne le philosophe, est-il suivi d'actes ? (quant à la nature des actes, ce n'est pas ici mon propos) Il y a continuité dans le spectacle, mais on peut s'interroger sur la continuité d'une action ministérielle, étant donné la valse des portefeuilles.
Pour ce qui est du langage, le plus fréquent est celui qui dit le moins de choses, et soulève le moinsde vagues. L'exemple type étant celui de notre président (je cîte le philosophe...).
Il y avait bien les raffarinades...