Frivoli

Polyblog. Site d'amateurs de mots, à caractères légèrement délirants.

25 mars 2008

Direct soir

J'ai récemment consommé mon cadeau de Noël : un billet pour deux à l'opéra. Il s'agissait de la pièce de Goldoni, Les Rustres, adaptée façon opéra. Beau spectacle, avec costumes et musique, cantatrices et chanteurs, basses ou barytons.

Mais là n'est pas mon propos.

Nous prîmes le métro. A l'heure dite, 19 heures environ. Nous rencontrâmes C. JEROME, (il porte réellement un nom de chanteur !) l'ex d'une amie de trente ans avec qui j'ai parfois de longues conversations téléphoniques, et qui donc ne vous est pas totalement inconnue. Cet ex est le père de la fille de l'amie. Nous nous rencontrons fortuitement une fois fois tous les quatre ou cinq ans, mais avec régularité, comme si nos hasards voulaient que nous soyons amis. Nous ne le sommes pas complètement, mais suffisamment pour nous raconter nos vies en quelques minutes. Le temps d'un aller simple en métro...

Il nous raconta donc sa fille, ses difficultés d'ado, de lycée. Il nous raconta son travail, un peu routinier, mais titularisé depuis peu au bénéfice du décret numéro untel, qu'il faudrait d'ailleurs que nous regardions de près pour voir s'il n'y a pas moyen d'en tirer un  meilleur parti. Il nous raconta qu'il allait passer le weekend  en ville, chez sa régulière et que c'était bien comme ça, de vivre ensemble séparés.  Il y passait tous les weekend quand son ado n'était pas là. Et ça durait depuis trois ans.

Un beau spectacle nous attendait. Champagne à l'entracte.  Un régal. Sauf que les acteurs fumaient sur scène. J'ai illico appelé Gino (le policier municipal de Lewisville), afin qu'il les taxe de 68 euros (chacun). C'est toujours ça de pris pour le budget communal.

Nous reprîmes le métro vers 23 heures. Au fond de la rame se tenait C. JEROME.


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01 avril 2007

l'être de motivation...

A moi de m'y coller, avant de boucler mon sac pour une semaine...

Cheres mesdames et messieurs, vous qui me lirez, ou pas,

Je jure parfois comme un chat-retier, et mon langage n'est pas toujours chat-tié, mais ce matin j'ai pris ma plus belle plume et je me suis forcée à écrire correctement.

Sur mon CV ci joint, vous pourrez lire que j'ai 40ans, mais je vous le dis sans rougir: j'en fais 45 de moins!
Bon, je l'avoue: j'exagère toujours un peu (à peine), mais je suis toujours sincère.
Dans mon coeur, je suis restée très ado: révoltée, rebelle, prête à tous les défis, la première à sauter dans les flaques, et à dire des conneries bêtises.
J'ai appris à lire à 5ans, avant d'entrer au CP, et deux ans après je dévorais l'intégrale de San Antonio, en cachette, dans le grenier de ma grand mère. Là, j'ai appris que la vulgarité ne se reconnait pas dans les mots. Certaines personnes très comme  il faut étant intensément vulgaires, même en employant un langage digne de la Star Academyie Française.

Ce qui me caractérise le plus, c'est ma façon de tout vivre à 100%, ou même plus. La vie ne m'a guère épargnée, j'en suis sortie (enfin, pas sortie de ma vie heureusement) différente, détachée de pas mal de choses, et avec une envie affolante de bouffer dévorer chaque instant.

J'aime: le chocolat noir (le vrai, 86% mini), le couscous, le cassoulet (pas light, le vrai), la montagne, le vent (drole de transition, cassoulet-montagne direct), marcher la nuit à la pleine lune sans éclairage, courir, pédaler, la vitesse, et.. rester assise des heures à regarder devant, en silence, et j'aime toujours.. non, je m'arrête là, bobo...

Physiquement, je suis plutôt à tomber pas mal, mais je cache trop souvent mes charmes à l'intérieur de tenues très féminines: pantalons battle dress, et parka camouflage.
J'ai aussi remplacé mes talons hauts de Cendrillon par une paire de chaussure de montagne, à forts crampons, qui me servira aussi à botter les fesses de ceux qui se mettront en travers de ma route à arpenter le Globe, et même Alpha du Centaure si je trouve un train Corail qui m'y mène.
J'ai aussi le caractère du baroudeur solitaire, et je défends griffes et ongles mon statut de "poor lonesome Laouen" face aux individus de sexe masculin de tout poil me faisant des risettes...
Quoi que... Si un certain G.C, bien connu de Honey passait par chez moi...
Pourtant, j'adore donner, partager, des rires, des mots, des silences aussi.

J'ai toujours le sourire, je pratique  l'autodérision, et j'adore jouer avec les mots. Je suis souvent venue vous visiter, laissant parfois un petit mot, par ci, par là... Je n'ai jamais osé vous faire la cour, ou carrément vous harceler pour que vous m'ouvriez votre porte.

J'ai eu l'immense honneur de rencontrer 3 de vos membres:
- Lewis, en juillet 2006. Depuis, il a commencé une retraite spirituelle chez un fabricant de machine à café, étonnant...
- Doudou Janis et Biniou par la même occasion, à Ploermel, sous la statue de Jean Paul II.
Est ce cette rencontre qui m'a donné la foi, et m'a permis d'oser pousser votre porte entrouverte?
- Et, un peu avant, début octobre 2006, j'ai rencontré le Loup!
Oui, Leu Warou en chair, en os, et en poils! Le vrai, l'unique, qui m'a gentiment accueillie, ainsi que mon fiston, et qui m'a offert son ordinateur adoré!!! Une pomme de chez Pomme. Et qui m'a aussi fait écouter quelques morceaux de musique classique, au milieu desquels se cachait une symphonie étonnante: "j'ai la quequette qui colle" en était le titre.

C'est donc grâce à lui que je vous écris aujourd'hui, sur ce clavier blanc, pommée, et fière de l'être.

J'espère sincèrement que vous m'aimerez (un peu), voire même beaucoup. Moi, je vous aime déjà.
J'espère aussi être encore des vôtres dans 10 jours.

Car pour tout vous dire, je pars ce soir (ou demain tôt), pour une petite semaine (5j) en montagne, seule, en autonomie totale, pour y marcher, marcher... 100km le premier jour, et 150 les 4 jours qui suivront. Mais chut... c'est un secret, je n'en parle même pas sur mon blog.

Voilà, je l'avoue: ma  principale qualité c'est d'être entière. Et aussi, mais c'est peut être mon principal défaut aux yeux de ceux qui ne me connaissent pas, et ne me comprennent pas, d'être fêlée.
Mais alors, totalement fêlée!!!
Je le sais, je l'ai intégré, je l'assume totalement.

Et je marche.. en vrai, et dans ma tête...

Oui, je vous raconterai. Je promets de faire court!
Pendant une période de ma vie précédente, j'écrivais. Plutôt bien même. Et certains s'écriaient, sans se rendre compte de ce qu'ils disaient: "oh, ah, ihhh, mais que c'est beau ce que tu écris quand tu souffres"!!
Je suis heureuse désormais. Ok, ce qu'on m'a enlevé, m'a ôté la vie, il a fallu que je m'en rebatisse une autre.
Et sincèrement, je préfère écrire "mal", ou carrément pas du tout, que souffrir et pondre des merveilles.

Je voulais faire court, je suis incorrigible.
Je me tiens à votre disposition pour vous faire rire, sourire, ou pleurer qui sait vous fournir de plus amples renseignements. Si c'est sur mon tour de poitrine, le mot "ample" est de trop.

Veuillez agréer, Mesdames, Messieurs.. oh et puis zut!!!
Je vous embrasse toutes et tous!

Laouen

Posté par Laouenanig à 11:16 - Nouvelles - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 mars 2007

Mademoiselle chante

Je me présente ; je m'appelle Henri, Céline, salade de fruit ou comme il vous plaira , j’ai dix ans quelques années en Multiples de dix .
Je viens du Sud vis dans l'Est de la douce France qui n'est pas le pays de mon enfance.

On dit que j'ai dans les yeux le soleil qu'il n'y a pas, toujours, dehors. Libre sans être frivole, j’aime, du laguiole à l'opinel, partager mon saucisson, le tourbillons des mots, les piles de livres à mon chevet et l'Olympique de Lyon est mort ce soir,
Souvent je suis passée ici par hasard, presque à pas de leu warou loup, je sentais combien la musique, l'ambiance était bonne.
Je suis venue, puis je suis revenue… je me suis attachée attardée

En fait, je n'ai pas grand chose à raconter mais je voudrai être votre meilleure amie des vôtres, déposer ici, de temps en temps,  quelques cailloux textes comme les autres.


Je voulais vous écrire des mots purs une belle lettre de rupture, de motivation mais je suis tout empruntée….
Alors trêve de mots ! ! ! .
J'ai apporté des bonbons du pain, du vin, du saucisson… 

Elle est pas belle la vie
Advienne que pourra, (…)Youpi !
 


Votre dévouée
LPH

Posté par ensemble12 à 19:23 - Nouvelles - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 septembre 2005

Les nouvelles

Voici les nouvelles du premier bouillon d'écriture. Nouvelle catégorie : nouvellesJe réfléchis à une réorganisation. Bizatous !

Vous en prendrez bien une louche .  Myrtillemelba

Situation critique - Honeybis

Des Tongs roses    - Roxane

Au bouillon ?     -Giovinetta

Achat forcé      - STV

Archéologie de la tong     -Martinlothar

Paillettes en rose    -Sambre01

Babysitter      -Frivolola

Marseille        -Lewis c.

Pour les orteils d'Elsa    -Enn'

Vous avez même le droit de voter si vous voulez semer la zizanie ou vous amuser.

Posté par Ennairam à 11:33 - Nouvelles - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 septembre 2005

Misanthropie

Evariste est étudiant, a 20 ans et une conception du monde presque de son age. Il aime patauger dans son microcosme de microcéphales avec ses idées de microbes.
Il est joyeux et pourtant terriblement cynique. Il a su devenir la ‘coqueluche’ de la nuit, incarnant le paradoxe moderne : envie de bouger, soif de communication mais peur de parler.
Vu l’intérêt qu’il porte à ses études il travaillera jusqu'à sa mort pour ses frais d’inscription et cette vie estudiantine dissolue.
Ces derniers temps il ne sort plus. Pourquoi ? C’est bien connu le mois d’août, n’est pas le mois pour un noctambule branché. De plus Eva est dans cette période de vache maigre où le travail devient obligatoire pour continuer à scintiller la nuit. C’est dingue ce que le manque d’argent peut faire chez une luciole : il passe ses journées à soulever des sacs de plâtre presque aussi lourds que lui dans une usine miteuse à la périphérie de la ville.
Il est le seul jeune, et de surcroît le seul vrai Français, Blanc, de Souche Gauloise comme ils aiment dire dans son groupe d’amis devenu tout pour lui depuis que ses copains d’enfance l’ont négligé pour incompatibilité politique.
Dans ce petit hangar, où des sacs naissent jour et nuit, où du plâtre transpire des trémies, les ouvriers s’affairent dans le ronflement des fours à gypse, toutes les trente secondes des marteaux battent violement les parois pour éviter une coagulation du produit et, pis que tout, l’asphyxie de l’installation. Ce tamtam fait danser toute l’architecture de fines poutrelles.
Un accident vient de se produire. Toute la chaîne de production s’arrête. Une fois dans la cour de l’usine les ouvriers peuvent souffler, se parler, échanger leurs points de vues, leurs passés récents.
Evariste ne se mêle pas à "ces" gens là. Ces prolétaires sales et puants aux origines troubles voire douteuses. De toute façon ils ne comprendraient pas la moindre de ses phrases.
Seul un homme court sur patte, trapu, à la peau d’ébène lui tend la main en engageant une conversation.
Bonjour. Un simple bonjour. Ce bonjour aurait réchauffé le cœur de n’importe quel autre homme de l’usine mais pas celui d’Evariste. Le long paradoxe de sa vie lui fait ‘‘rendre’’ le bonjour et la main noire blanchie par les poussières de plâtre.
« - Comment tu t’appelles ?
-
Evariste.
-
Moi c’est Omar.  pourquoi tu nous parles jamais ?
-
Pourquoi le ferais-je ? je suis là pour travailler, pas me répandre. »

Comme il parle, une loi fondamentale du groupe envahit son esprit : "parler à un étranger c’est se ‘con-promettre’, se souiller, s’agenouiller". Ses pensées marquent son visage d’un rictus dédaigneux et ses yeux se remplissent un peu plus à chaque mot, de bile.
« - C’est une façon de voir la vie au travail... tu habites où ? dans la ville en bas ?
-
Au centre ville, à proximité du lycée Jeanne D’Arc »
Evariste jubile puérilement et intérieurement en se remémorant les exploits de la dive Jeanne. Sur l’instant il pense même l’imiter, mais faute de courage çà ne restera qu’un fantasme. Quelle frustration d’être lâche !
« - Tu travailles là que pour l’été ? Reprend Omar
-
Evidement ! c’est un travail pour les gens comme toi : indésirable !
-
Je suis utile. C’est grâce à moi si des sacs de plâtre sont vendus dans les magasins. Tu étudies le reste du temps ?
-
On ne peut rien te cacher. Tu es marabout ?

- Ah les études… Mon beau-frère a arrêté alors qu’il était en fin de Deug puis il n’a plus voulu continuer et depuis il galère… c’est déjà dur la vie en France quand on est jeune et plein de diplômes alors quand t’as rien. Il a ton age environ et habite le même quartier que toi, peut être le connais tu, il s’appelle Christian. »

Evariste n’en peut plus d’écouter Omar avec son Français approximatif, mais au son de l’intrigant prénom Gaulois, il s’ouvre un peu plus, laissant ses idées politiques sur le chemin de l’ignorance.

« - peut être en effet. Mais il s’appelle comme toi, Christian Elladry ?
-
non ! c’est le frère de ma femme, donc il a le nom de ma femme : Martin. »

Christian Martin : bon français, Gaulois, membre émérite du tarpédiem, acolyte d’Evariste durant toutes ses années de lycée. Comment avait il pu accepter d’être relié familialement à … çà. Ils avaient vécu les plus beaux moments, les plus grands fous rires. Christian lui avait tout appris dansla vie. Ils s’étaient juré amitié et fidélité ad vitam æternam, par les liens du sang avant qu’Evariste mette son incompétence intellectuelle pour les études sur le dos des immigrés et qu’il ne s’accoquine avec ce groupe de badauds aux idées basses.
Le visage du jeune étudiant se décompose, blêmit. Omar croit, l’espace d’un instant, qu’il fait un malaise. Non. Evariste s’est juste souvenu… Humanisé.

Posté par Evariste Galois à 18:41 - Nouvelles - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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