08 mai 2008
There will be...
De cette quête désespérée à l'invisible objet,
dans cette fuite en avant vers l'Enfer du pétrole, nul ne ressortira
indemne. Dans ce coin de Californie où ne poussent que des chèvres, au
début du siècle dernier, un homme, Daniel Plainview, à l'énergie
inépuisable, à l'ambition sans limites, va ériger un empire pétrolier.
Daniel Plainview comprend vite, et il voit juste. De quelques lopins de
terres stériles peu à peu rachetés à de modestes fermiers jaillit
alors, dans un jet violent et mortel, la semence noire de la terre,
unique jouissance d'un homme sans femme. De l'enfant que le hasard
place sur sa route aux hommes qui croisent ses projets, tout lui est
instrument et il fait feu de tout.
Nourri seulement de la quête du pouvoir, aigri du mépris qu'il voue
aux autres autant qu'à lui-même, devenu fou du vide de sa vie, cynique
jusqu'à la nausée et pervers jusqu'au bout, il arrachera la foi d'un
prêcheur illuminé, perdra deux fois l'enfant qu'il n'a pas eu.
Il y a un peu de Citizen Kane, un peu d'Howard Hugues dans ce Daniel
Plainview. Une folie désespérée et humaine sur ce chemin jonché de
morts inutiles et de tromperies cruelles.
Et Daniel Day Lewis est éblouissant. Il porte à lui seul tout le
film. Pourtant il y a des longueurs, pourtant la fin du film, la fin de
l'homme, arrivent sans être préparées et peinent à convaincre.
C'est un film profondément sombre où tous semblent damnés. Le
pétrole, cette richesse sombre et inquiétante des profondeurs millénaires, miroir gluant des pulsions inconscientes, agit comme une catharsis,
remonte sans limite à la surface des hommes, les inonde et noircit
irrémédiablement leurs coeurs avant de se mêler à leur sang...
26 avril 2008
J'ai toujours rêvé
Je l'ai déjà commenté ici, allez donc voir "J'ai toujours rêvé d'être un gangster"
21 avril 2008
Allez voir les films américains
Parfois ils sont bien préférables à nos comédies franchouillardes cousues de fil blanc aux recettes éculées et gags téléphonés. Non que je n'aie pas ri à ce film que la Terre entière nous envie pour son bon résultat au box office, mais tout de même ...
Donc, "Juno" est une charmante comédie du cinéma indépendant américain, sans prétention. L'adolescente éponyme têtue et douée d'un sens aigu de la répartie, fume la pipe dans un fauteuil installé dans le jardin de son boyfriend en attendant qu'il sorte pour son entrainement matinal.
Pleine de vie, elle nous entraîne dans ses pérégrinations de planning familial en couple adoptant, en nous faisant rire et pleurer un peu tour à tour.
C'est un film plein de bons sentiments sans être mièvre, drôle sans être surjoué, émouvant sans être sirupeux.
Un film à voir en famille et à commenter au petit déj'. Préférez la V.O. (d'ailleurs vous avez sans doute peu de chances de le trouver en multiplexe), la langue en est savoureuse, et laissez vous bercer par les musiques délicieusement "outre-atlantique".(C'est beaucoup mieux que le petit quinquin hein).
Et alors surtout ne ratez pas le superbe générique du début.
Jason Reitman avec Ellen Page
05 janvier 2008
Enigme chez Watteau
Je viens de voir que ce film se donne encore jusqu'à Mardi soir à l'ABC. Sa distribution en fut au compte-goutte, fort dommage !
Dans "ce que mes yeux ont vu", l'énigme s'impose peu à peu dans l'oeuvre de Watteau : aurait-il transposé dans certains tableaux les affres de sa passion avec Melle Desmarets ?
Sylvie Testud y apparait en étudiante fragile mais opiniâtre face à un Jean-Pierre Marielle professeur imbu de son sujet tabou. fascinante descente dans les profondeurs de la toile autant que dans les arcanes de la littérature. quelques pistes délaissées y font quelques longueurs certes (les rapports tendus avec sa mère comédienne, la relation avec le mime sourd-muet) mais étude et restauration de tableau ne peuvent se faire à la va-vite...
L'énigme du reste n'est pas sans rappeler l'intrigue du "tableau du maître flamand" de Arturo-Perez-Reverte, le côté vénal en moins.
- lieu d'étude en fin de vie -
05 janvier 2007
café : The last show
jamais je n'ai vu un film fait de tant de pubs ...
et c'est cependant une gourmandise de sons, de nostalgie et de rêve que ce film préféré au tout dernier moment à "hors de prix".
Un coup de tête... et me voilà propulsée dans un music-hall qui enchaîne les slogans, le café ceci, les biscuits cela, parsemés d'anecdotes personnelles, de règlements de comptes anciens ou de conflits de génération même entre les acteurs/chanteurs, en direct, de visu et à la radio s'il vous plait.
Merryl Streep y est remarquable de naturel, superbe chanteuse de blues.
Meurt-on en coulisse ? the show must go on...
6 mn de rab' on s'improvise chanteur, the show must go on...
dernière séance avant rachat ? the show must go on...
On va beaucoup de l'avant, à un rythme dynamique mais jamais trépidant.
euh, regardez quand même avant d'entrer : le lendemain je suis allée voir Scoop de Wooddy Allen au Cratère, ça commençait par un combat de boxe soutitré Brian de Palma : oh, zut chouette ! jamais, sinon, je n'aurais osé aller voir seule sans une épaule où protéger ma vue .... "Dahlia noir" !
27 décembre 2006
Coeurs
Parfois on aimerait être dans la légèreté.
on sort, on va au ciné; attendu depuis longtemps, le film "coeurs" . des flash de présentation nous l'avaient fait fantasmer.
La neige recouvre tout, au long du film, la vitalité des personnages surtout.
On passe de l'un à l'autre, on s'attache à leurs vies, leurs tourments, on découvre la part d'humanité dans chacun d'eux au travers du vernis qui craquelle, sacrément même pour Sabine Azéma en dévote ...
et puis aucun des personnages n'assume ses contradictions, chaque facette reste clivée, inconnue de l'autre
Il n'y a pas d'échappatoire
la neige tombe sur les décors... mélancolie profonde...
24 juillet 2006
j'en remets une (deuxième) couche
Demandez le programme!
Qui viendra??
10 juillet 2006
j'en remets une couche

Qui viendra?
09 juillet 2006
le cinéma à Blagnac en été
Voici le programme pour l'été...

et plus particulièrement pour le Jeudi 13 Juillet===>

Comme d'habitude, installation par l'équipe municipale de tables, chaises, et barbecue, ce qui garantit un confort évident à l'habituel pique-nique!
09 avril 2006
nueve reinas
Aujourd'hui je suis allée au cinéma à midi. A Utopia les tables sont dressées, habillées de rose, et de délicieuses odeurs s'échappent de la cuisine.
Je m'enfonce dans un fauteuil noir. Allez savoir pourquoi, lorsque les fauteuils sont noirs je me mets au troisième rang, sixième place, alors que lorsqu'ils osnt rouges, je choisis (2,7).
Je n'ai pas vu grand chose, m'étant couchée à des heures indues cette nuit, j'ai somnolé au plus fort de l'intrigue, et n'ai pas tout suivi des méandres de l'histoire de nos deux héros arnaqueurs argentins.
Mais la fin est grandiose et je ne l'ai pas loupée, par chance.
Divertissant.
Ah oui : les neufs reines, ce sont neuf timbres...représentant une reine.

