Vus les résultats des récentes manifs contre les changements de régime de retraites (vous ne croyiez pas que j'allais dire améliorations, tout de même ?)
il faut bien se changer les idées, voire trouver de  nouvelles formes de travail.
Dans notre consultation, outre le brainstorming journalier pour trouver ce qui va polariser l'intérêt de nos petits patients nous inaugurons une nouvelle forme de travail : les binômes :
traduisez : des paires de soignants aguerris aux entretiens familiaux qui, en l'absence pour pénurie de médecin psychiatre, reçoivent les demandeurs en consultation, première étape pour faire le point des situations.

Mais le soir et les week-ends, je fréquente d'autres parloirs, les cabines d'essayages de ...robes de mariées pour ma progéniture qui convolera en Juillet.
de grandes craintes vue ma répulsion pour les magasins.
Heureusement, pour cause de travaux, nous avons été reçues la première fois dans un corridor mal éclairé, presque un sous-sol où une adorable vendeuse a pris le temps, sans rendez-vous, de nous étaler différents modèles de coupe, tissus, accessoires.
de quoi dédramatiser les antichambres suivantes, rutilantes et parfois guindées, où cependant le premier contact glacial fond devant les conseils pros mais chaleureux de ces demoiselles ajusteuses de rêve.
Et voilà ma Puce, transformée en Fara Dhiba, en princesse, en Jackie Kennedy avant de trouver LA tenue amazone qui colle à la fois à l'occasion, à sa silhouette et à sa personnalité.
Il me reste de ces quelques sorties en commun de belles images de tout ce qu'elle ne mettra pas, un petit book de chaude intimité mère-fille que je ne croyais pas avoir l'occasion de vivre.

Ah évidemment le mystère doit rester entier mais je peux bien vous dévoiler un coin de ce que moi (mariée en gris et rouge svp !) j'aurais choisi si c'eût été mon tour !

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Mais les jours se suivent sans se ressembler; j'ai du accompagner ma collègue qui tenait depuis plusieurs mois la garde auprès de son père malade, de petites ruptures de vaisseaux en grands pans d'oublis et quelques flashes de lucidité et de craintes de perdre son jardin, ses semis, ses petits-enfants et son arrière petite-fille.
Une connaissance par procuration pour moi, à travers les alertes et les échanges potagers de sa production par ma collègue avec qui nous avons partagé tant de choses déjà avant sa prise de retraite...
tant de jours à accompagner ce passage difficile.
Pensée aussi en passant tout près quotidiennement sur le chemin du travail
un petit mot d'hommage pour lui, par sympathie pour elle et sa famille.....

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