En ce deuxième dimanche de l'avent, les joyeux camarades acceptèrent l'invitation d'Enn' pour un brunch d'enfer.
La webmaîtresse de maison avait organisé les choses avec rigueur et maestria : la vaisselle était faite, la lessive étendue, les lits faits, les enfants propres et endimanchés.
Tétaclacs arriva curieusement la première, encadrée de Louis-Etienne qui portait avec mansuétude un noeud papillon hérité de son grand-père.
Lewis (moi), hilare comme souvent, satisfait de lui-même comme toujours, intéressé comme parfois avait oublié les saucisses, ayant lu attentivement les ingrédients ; il avait finalement préféré des oranges bio et du jambon à couper (Enn, as-tu affuté le couteau ?).
Mais où est donc ornicar Giovinetta, demanda naïvement l'Ange ? Elle chante répondit Enn, qui avait tous ses nimail depuis le début des temps.
Myrtille arriva majestueusement en n°3, peu regardante sur les quantités, elle avait simplement préparé un jus de goyave, auquel elle ajouta au dernier moment (mais y a-t-il vraiment un dernier moment ?) de la salade, qu'avait négligée Estragon.

Mido se pointa, inoccement, prétendant arriver à l'improviste, mais personne ne la crut (crue ?) (cru ?), les mains pleines de fruits de saison du meilleur aloi.

Marc avait simplement décliné l'invitation, sans donner d'alibi tenable. On regretterait son absence.
Roxane arriva ensuite, étonnée de n'être point la dernière. Il faut dire que ses crêpes étaient délicieuses et qu'on lui pardonna comme un électeur UMP pardonne au président ses plus futiles rodomontades.
Honey enfin se pointa, étonnée de ne pas de jour s'être trompée. Mais ses fleurs étaient magnifiques. Elles égayèrent la journée de leur parfum suave comme celui de Téta.