29 octobre 2009
Fêter Noël en Provence
Bientôt il sera temps de s'y mettre, ne croyez vous pas?
En attendant, voici un lien pour celles et ceux qui s'interrogent sur la célébration de Noël en Provence.
Je serai très heureuse que des internautes nous signalent les coutumes de leur région.
26 octobre 2009
"Le canapé rouge"
On vient de m'offrir ce livre, de Michèle Lesbre.
Je vous propose la première phrase, et la consigne d'écriture classique :
Ecrire un court texte ayant le même titre et commençant par cette phrase.
Poster en catégorie "ze textes de" ou en commentaire ou en mail à la webmaitresse qui replacera tout en billet.
Voire en texte sur votre blog si vous indiquez le lien (en comm. en mail etc.)
Toute exception à la règle est la bienvenue.
"Sur un chemin de terre, un homme roulait une cigarette, debout, près d'un side-car vert, sacarabée géant, compagnon de solitude."
avec la photo ...
25 octobre 2009
Petit sourire pour Téta
BIBARONNE : (nf) 2ème femme de baron, aimant la bière, mais pas nécessairement bisexuelle.
24 octobre 2009
O. m'écrivait
Ma mère m'aurait-elle écrit des mails ?
"Jette-les" m'a dit l'autre jour un collègue -pas celui des Chamonix orange- venu boire le café, en désignant un carton de lettres exhumé d'un lointain garage, qui encombrait l'entrée de mon appartement.
Nous réservions le téléphone aux informations pratiques : "j'arrive par l'autobus vendredi soir". Le fil de la conversation se poursuivait suivant le débit des cartouches d'encre, de feuille en feuille, d'une enveloppe à l'autre.
"Tu sais, vivre, c'est être prêt à se transformer, s'oublier un peu, donner beaucoup, ne pas attendre grand-chose, mais être comblé par tout ce qui arrive de bon et que l'on n'attendait pas ...J'ai l'impression de faire un sermon ! Ne le prends pas ainsi, j'aimerais que tu sois là, les mots s'envolent, restent les idées, sans le ridicule de les voirs écrites ..." O. 11 mai 1977
Ma mère aurait sans doute aimé l'internet.
22 octobre 2009
Orange
Ce matin, mon collègue préféré avait apporté une boite de biscuits : de petits coussinets ventrus, délicatement glacés, un peu écœurants, fourrés à la confiture. Vous avez trouvé ? des Chamon*x Ora*ge ! Nous les avons tous -sauf Mido qui ne boit pas de café- plongés dans notre café de dix heures avec délices en nous exclamant sur le nombre d'années écoulées depuis la dernière fois. Aucun téléphone cellulaire n'a sonné.
21 octobre 2009
Jus d'Orange
Jusqu'à la semaine dernière, tous les matins de classe, vers 7 heures 40 (l'heure de la revue de presse de France Inculte), notre table du petit déjeuner s'éclairait du sourire et de la joie de vivre de la voisine qui venait chercher ma petite dernière avant qu'elle ne co-vélotent vers le Lycée. Elle s'asseyait gaiement à notre table pendant que nous dégustions nos tartines à la confiture de goyave ou de prunelle, voire de rhubarbe. C'était un moment joyeux pour démarrer la journée.
Jusqu'à la semaine dernière ma petite dernière se plaignait sans cesse des performances de son téléphone portable Or**ge. Il ne fonctionnait que rarement, le forfait était mangé dans les deux premiers jours du cycle par des téléchargements de musique légale et payante. Or donc, bien décidé à en finir avec ces récriminations continues et déplaisantes, j'accorde royalement ma signature pour un nouveau forfait accompagné d'un engagement de deux ans ainsi qu'un nouveau téléphone Son* Er*c**on (1) de la plus belle facture. Celle-ci était modeste puisqu'elle avait un bonus spécial de C*rrefo*r (1)valable le jour même, dans l'heure, quasi. Elle choisit les SMS illimités. J'y mettais aussi la condition expresse que ledit forfait fût prélevé sur son compte en banque, merde quoi !
Depuis cette semaine, les deux amies coordonnent leurs heures de départ par SMS. Plus de sourire joyeux et frais le matin.
(1) je laisse le soin à notre meilleure web-maîtresse de coller les étoiles au meilleur endroit
*voilà qui est fait (la web.machinchose)
18 octobre 2009
Avant c'était mieux
Cher Lewis Carol,
Ton billet, de fil en aiguille, m'a rappelé des histoires.
Mon grand-père paternel, veuf jeune (ma grand-mère mourut à quarante deux ans d'un accident de voiture à cheval), se trouva à la tête d'une ferme et d'une famille de six enfants, mon père, ses quatre sœurs mes tantes, et mon oncle.
Pendant la guerre, mon père avait depuis longtemps quitté la maison familiale pour voler de ses propres ailes et exercer le métier d'apiculteur (mon père avait l'âge d'être mon grand-père), la ferme abritait encore le reste de la famille et de nombreux ouvriers agricoles, c'était une ruche.
Mes tantes, à l'insu de mon grand-père, qui fermait les yeux de son plein gré, embauchaient des travailleurs que leurs origines obligeaient à se cacher pour survivre, et de jeunes gens, comme mon oncle (qui devint donc le mari de l'une des tantes) cherchant à échapper au STO. Plus personne n'est là aujourd'hui pour en témoigner. Le dernier qui m'en ait parlé est mon oncle, et cette dernière fois -pensez à poser des questions en abondance, tant qu'il est encore temps - il m'avait raconté la vie dans cette ferme, cette agitation dans la campagne gersoise, les Parisiens et les autres; parmi eux, une femme nommée Mysette, qui, longtemps après, devint la gouvernante de Jorge Amado. Va savoir pourquoi, à l'époque cela m'avait émerveillée ...Tout comme lorsque j'ai dormi au quartier Latin, à l'hôtel des trois collèges, j'ai été émue de voir de ma fenêtre l'hôtel dont j'ai oublié le nom, cité dans "la bataille du petit trianon", du même auteur.
Voilà, cher Lewis, ces poussières de souvenirs, qui flottent devant mes yeux à la lecture de tes mots sur la nourrice des éditeurs, soulevant aussi nombre d'émotions et de réflexions que je tairai ici.
L'Araignée ...
13 octobre 2009
C'était mieux avant
La mère de ma grand-mère (mon arrière-grand-mère donc) a eu 5 enfants. J'ai donc 2 grand-tantes et deux grands oncles. Mes grands oncles sont décédés. L'un avait un index (ne me demandez pas si c'est le gauche ou le droit, mais je pense que c'est le gauche) coupé au niveau de la deuxième phalange. Il m'avait aidé à retrouver mon couteau quand j'avais 9 ans. Je lui suis encore reconnaissant. Le deuxième (en fait le dernier de la fratrie de 5) avait été élève au petit séminaire, mais avait fauté avec une vague cousine. Il a rejoint la vie civile, pour je ne sais plus quelle activité marchande. L'une de mes grand-tantes est maintenant en maison de retraite, où elle a retrouvé son neveu (le fils de ma grand-mère, mon oncle, donc). La deuxième grand-tante, la petite dernière était bistrotière. Un bistrot à l'ancienne, où l'on prenait le pastis dans la cuisine.
Mais là n'est pas mon propos.
Mon arrière grand-mère est partie nourrice à Paris, chez l'éditeur Calmann-Levy.
Il m'arrive de penser au traumatisme de ses enfants (mes grands oncles tantes et grand mère) quand ils apprirent, des années plus tard que leur mère était allée donner le sein à un enfant qui ne lui avait rien demandé pendant qu'eux-mêmes se régalaient du lait de la vache ou de la chèvre.
01 octobre 2009
Un petit ...Nom
Anna ma douce ,
Anna mon p’tit mouton
Tous les aut’morts
qu’est ce que tu veux que ça m’fasse ?
Mais c’petit non qui réponds toujours non
Ce p’tit non là c’est d’la mort dégueulasse
Juliette
"Le choix d'un pseudo relève d'un processus ésotérique" écrivit un jour Soupaloignon (pour les intimes). Depuis, je suis passée d'un pseudo qui n'était que l'anacyclique de mon prénom (et que j'aime toujours autant), à d'autres, choisis selon l'humeur, et qui avaient toujours une signification pour moi. J'aime bien que vous m'appeliez Enn', j'aime bien mon autre pseudonyme préféré. Comment aimez-vos que l'on vous appelle ? Et quels noms donnez-vous à l'autre ?
Je connais des familles où le prénom de baptême n'est jamais utilisé, remplacé par un diminutif pas toujours heureux : les Kiki et autres Paulos. Il arrive que le prénom soit différent de celui de l'état civil. Il y a aussi tous les petits noms que nous donnent nos parents, affectueusement, de temps à autre : je pourrais en citer plusieurs me concernant, et plusieurs que je donne à mes enfants.
Mais comment appelle-t-on son conjoint, son amant(e), l'élu(e) de son coeur, sa femme, son mari, sa fiancé(e) ?
L'appelle-t-on différemment dans le secret de ses pensées et dans l'entrevue réelle ? Le nomme-t-on à ses amis ? Se répète-t-on inlassablement son prénom mentalement ?
Y a-t-il des coutumes différentes selon les régions ? (Il me semble que oui).
Remarquez certains "vieux couples" qui ne s'appellent jamais par leur prénom, voire ne s'appellent pas du tout. Pourquoi ?
D'autres usent du "chéri", "mon Amour" "mon coeur" que je trouve un peu trop galvaudés et interchangeables. Je tairai pudiquement les quelques mots que j'ai pu prononcer.
Le prénom m'est aimable, et j'aime m'entendre appeler ainsi. Banal sans doute. On pourrait aussi utiliser, pour l'autre exclusivement, son deuxième prénom, pourquoi pas ...
De toute façon, hein, personne ne m'appelle d'aucun petit nom, hormis peut-être quelque nom d'oiseau. Et vous, qu'avez-vous à dire ?
L'Araignée ...
