Frivoli

Polyblog. Site d'amateurs de mots, à caractères légèrement délirants.

29 septembre 2009

le petit a ...

Au feu-rouge, cet après-midi, me dirigeant vers un rendez-vous pour un café, puis chez le dentiste, j'ai ressenti ce petit pincement au creux du ventre. Vous le connaissez ? ce petit pincement innocent soudain et inattendu. Alors j'ai eu envie de répondre à Teta "Bon sang mais c'est bien sûr", j'ai écrit un long texte sur le sentiment d'amour, qui couvre amours et amitiés, mais n'ai-je rien oublié ? Les faits ! Celui qui tombe en amour et construit un nid  après avoir investi une Lune de Miel, ne consacre plus le même temps à ses amis. A l'époque du célibat, on revivait la bande adolescente ou bien on formait des duos, des trios, voire des quintettes, que l'on a  quittés  pour se consacrer à un autre style de musique, celle que l'on joue à deux, penchés sur la même partition. Même si les sentiments persistent, si la complicité est toujours là, enfouie derrière les disques de la Calas ou entre les livrets de la flûte enchantée, on sait que l'on a peu de chances de reprendre les duos complices, ou seulement de façon impromptue et fugace, et qu'il vaudra mieux apprendre à jouer en solo...Et si le soliste délaissé trouve un partenaire, on jouera plus souvent en quatuor, en essayant d'éviter les fausses notes. C'est peut-être sur cela aussi que tu t'interrogeais Tetaclacs...

Posté par Ennairam à 18:39 - Courrier du coeur - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 septembre 2009

Avec un grand A

Je ne pouvais pas répondre au billet de Tetaclacs juste avec un commentaire ...

Je me souviens de certains moments de tristesse pendant lesquels je regrettais de ne pas avoir une amie intime qui me fût proche géographiquement. J'imaginais  quelqu'un qui m'aurait ressemblé, en mieux,   comme lorsqu'enfant, je regardais parfois mon reflet dans la vitre de l'autobus qui me ramenait à la maison après une semaine d'internat, essayant d'y voir une sœur jumelle avec qui j'aurais pu converser. Ne doit-on pas, d'abord,  être soi-même son meilleur ami dans l'immense solitude de l'existence ? Nos pensées ne sont-elles pas des conversations avec soi-même ?

Je me rappelle avoir eu des amitiés passionnées pendant l'enfance,  parfois la passion y était unilatérale, l'autre se contentant d'une tranquille assurance sans se douter des remous que provoquait la moindre de ses paroles. Je me rappelle avoir ressenti la jalousie, l'abandon, l'exaltation. Nos souvenirs sont-ils fidèles ?

Comment installeriez-vous ceux qui vous sont liés, dans  votre théâtre (de plein air) affectif ? Selon les actes, certains seront en coulisse, d'autres au milieu de la scène, certains au premier rang, d'autres sur les gradins du haut, certains auront le premier rôle, d'autres seront figurants et il est probable qu'à la prochaine pièce les places changeront.

Amour et Amitié procèdent du verbe aimer.
L'amour se mesure-t-il ? Comment  ? Quelle sensation physique, quelle pensée, quel indicateur nous amène-t-il à graduer, à définir,  l'affection que nous avons pour une personne ? Quelle est la part de notre volonté ?

L'amitié est-elle un amour platonique ?  Je définirais l'amour platonique comme un amour accompagné de désir inassouvi par choix ou par nécessité. Le reste, selon moi, est amitié, et peut prendre bien des formes. Il se pourrait bien aussi parfois que, par quelque facétie du destin, le désir s'en mêle, à la faveur d'une journée ensoleillée, d'un souffle de vent, d'un chagrin passager, d'une joie soudaine...Je mêle les amitiés homme homme homme femme femme femme, sans notion de préférences sexuelles, devrais-je les distinguer ?

J'ai coutume de penser que la gamme de nos relations avec les autres est très étendue, subtile et changeante. Je n'ai plus aujourd'hui, cette envie de trouver une amie qui me ressemble, j'apprécie au contraire la diversité de mes amis, que j'aime, avec des nuances différentes. Quelle est cette chose  qui demeure constante et permet d'affirmer une amitié fidèle et indéfectible ? Les paroles échangées ? Les choses faites ensembles ? Les souvenirs partagés ? Une base commune de croyances d'intérêts, de "culture" ? la certitude de retrouver l'ami même après des décennies ? quelles sont les amitiés qui comptent le plus pour vous ? celles nouées dans l'enfance qui ont accompagné vos transformations, votre passage à l'âge adulte ? celles que vous nouez aujourd'hui ?

Je glose, sans répondre à la question de Tetaclacs.  Gasconne, ou  Jésuite : je réponds à une question par une autre. Il y a ceux qui  investissent tellement dans la relation amoureuse qu'ils abandonnent tout ce qui les entourait auparavant, de façon provisoire, ou définitive. "Tu quitteras père et mère". N'avons-nous pas tous, au début d'un amour, en plein état de sidération -on le sait, cet état  ne dure pas, a priori, et heureusement- , oublié tout ce qui constituait notre vie pour nous jeter tête baissée dans ce malstrom émotionnel ?  on en revient,  un peu étourdi,  promettant de ne pas s'y laisser prendre la prochaine fois. On apprend à ne plus se perdre, plus tout à fait.  On peut se situer sur un autre versant. Un homme me disait récemment "l'amour ne s'additionne ni ne se multiplie". Je ne suis pas de cet avis, je crois que l'amour peut se multiplier, nous aider à regarder le monde avec bienveillance (appelez-moi sœur Enn').

Qu'attendons-nous de l'amitié ? La vie, le partage, la confiance, le détachement. Nous ne sommes pas faits pour vivre seuls, pas tout le temps, nous sommes là pour échanger, nos amis sont notre famille élargie ( lieu commun ...). Je crois que l'on peut s'appliquer à avoir l'attention nécessaire à soi et aux autres, pour que les relations soient fructueuses et riches.

J'ai trahi, ou eu  la sensation d'avoir trahi,  des amis, par bêtise ou lâcheté, ou parce que mon système d'appréciation  différait du  leur. Difficile d'avoir toujours le geste juste, l'attitude appropriée à la situation, impossible de revenir en arrière lorsqu'on a prononcé une parole, évité d'agir, ou mal agi. Je crois qu'ils ne m'en ont pas tenu rigueur, de même que j'ai oublié ou compris ce que j'avais pu considérer comme des trahisons. La place est toujours là, si on le veut bien, pour la discussion, pour les retrouvailles : j'ai beau perdre mes affaires, égarer mes papiers, perdre la tête parfois, je n'ai pas la sensation de perdre mes amis. Ils s'éloignent, je suis  légère et les oublie un temps, le lien existe. Je tiens mon côté (pour reprendre J. Salomé), de cet écheveau de fils d'Ariane. Certains brins, distendus, peuvent aussi se défaire, sans dommage pour aucune des parties, (l'amitié peut aussi être instantanée : amitié d'un jour avec une rencontre de passage, complicité passagère dont on garde un souvenir ému).

Ah ...une différence entre amour et amitié, c'est aussi le fait qu'en général (il y a toutes sortes d'exceptions !) on a un seul "amour" -à la fois-: l'amitié est moins exclusive, l'amitié est libre, l'amitié est amour aussi.

Je vais terminer ce billet avec l'idée  que dans quelques temps j'écrirais sans doute quelque chose de différent, tant nos pensées sont changeantes et capricieuses, mais le fond serait sans doute le même. Je le dédie  à celle qui est mon amie depuis quarante-deux ans.

(la suite ...)

Posté par Ennairam à 21:25 - Courrier du coeur - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 septembre 2009

D'Amour et d'Amitié

L’amour doit-il primer sur l’amitié ou l’inverse ?
Je suis bien plus fidèle en amitié qu’en amour. Par fidèle, dans ce contexte, j’entends stable.
Je me plais à dire que je suis meilleure amie qu’amante.
Pourtant, j’ai récemment perdu deux amis très chers à mon cœur. Si je peux accepter la perte d’un amour, puisqu’il est dans l’ordre des choses que les amours vont et viennent, je ne peux me résoudre à celle d’un ami.
Or l’amitié, par essence indéfectible, est bien souvent balayée d’un simple revers de main par un des deux protagonistes, dès lors qu’il tombe en amour.

Plus de place pour l’amitié lorsqu’on est pris par l’amour ?

L’amitié, à l’instar de l’amour serait-elle liée au besoin et/ou aux circonstances ?

L’amitié serait alors ni plus ni moins qu'un amour platonique, sujet aux mêmes aléas ?

Posté par Tetaclacs à 13:58 - Ze textes de Téta - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 septembre 2009

souhaiter la bienvenue...

La rentrée est souvent synonyme de nouveauté, de nouveaux lieux.
Nouvelles têtes, nouveaux voisins,
nouvelles rencontres, nouvelles contraintes aussi
un internaute nous propose de partager nos façons d'accueillir par une photo

Libre à vous d'interpréter ce thème

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Posté par giovinetta à 10:32 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 septembre 2009

il est fou

Nous avons piqué un fou rire, l'autre soir.

Ça nous a fait un bien fou!

Pourtant, c'était une assemblée de sages, des têtes chenues pour la plupart.*

A un moment l'un(e) d'entre nous interroge:

<<Quel est le pluriel de fou rire?>>

Viennent les explications:
- s'il y a un tiret, je ne mettrais un "s" qu'à rire,

-ah non! pas de "s" nulle part, "fou" étant considéré comme adverbe qualifiant "rire" et "rire" ne s'accorde pas, même si c'est un verbe utilisé en substantif.

- Et pourtant on dit bien "des rires fous"?

- oui, mais ça veut absolument dire le contraire, "fou rire exprime la joie, mais avec une notion d'irreppressibilité"** alors qu'un "rire fou" signifie la folie mais dans l'acception première du texte.

Et toi ami lecteur, comment écris-tu fou rire au pluriel? Attention, ne triche pas, hein? Ne cherche pas sur le dictionnaire!

* Même si vieillesse ne signifie pas forcément "sagesse".

** Oui, il y avait même des lecteurs de Telerama dans ce groupe.

Posté par honeybis à 15:28 - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 septembre 2009

Lessive de rentrée (le jeu de Prunelle grise)

La vie a des hauts, la vie a des bas ....
oh oh je t'aime de bas en haut
ha ha et puis de haut en bas !

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et pour les petites classes, n'oubliez pas la gondole à échelle ou la gaffe :

100_3309   Venise by Giov 2

et après le repas flamenco, la nappe sèche by Giov 3

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Posté par giovinetta à 21:20 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

retour à p.e..t...i....t..s .. pas

Chut  !! ne les dérangeons pas...
Ils s'imprègnent tout seuls, côte à côte
les yeux ouverts sur les images
mais l'âme close sur leur monde
attendons encore un peu pour les interpeler.......

SP_A1350

à noter aussi un livre intéressant et bien documenté qui milite contre le carnet scolaire et les questionnaires censés détecter les graines de délinquance chez nos enfants à peine sortis de leur monde interne et ramène la discussion en perspective avec le développement psychoaffectif et les possibilités réelles de l'enfant " nos enfants sous haute surveillance" notamment de Sylviane Giampino et la neurologue Catherine Vidal. Vous y trouverez également des analyses de comportements hyperactifs et des arguments contre le stress de l'avenir et du zéro de conduite

enfin si vous avez zenvie de sortir vos appareils je vous propose un jeu de rentrée ludique, vous avez jusqu'au 8 septembre pour faire une jolie Lessive de rentrée originale 

Alors....Z....O..O.OOOM !

Posté par giovinetta à 09:17 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 septembre 2009

Et alors ?

Camarades profs, comment est cette rentrée ?
Êtes-vous prêt-e-s pour icelle ?
Les têtes sont-elles toujours aussi blondes ?

Notez-bien qu'avec la suppression du juge d'instruction, vous instruirez encore, mais ne jugerez plus.

Allez, courage ! Plus que 6,5 semaines avant les vacances !

Posté par lewis_carroll à 17:34 - Les "Tue-l'Amour" - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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