Au feu-rouge, cet après-midi, me dirigeant vers un rendez-vous pour un café, puis chez le dentiste, j'ai ressenti ce petit pincement au creux du ventre. Vous le connaissez ? ce petit pincement innocent soudain et inattendu. Alors j'ai eu envie de répondre à Teta "Bon sang mais c'est bien sûr", j'ai écrit un long texte sur le sentiment d'amour, qui couvre amours et amitiés, mais n'ai-je rien oublié ? Les faits ! Celui qui tombe en amour et construit un nid  après avoir investi une Lune de Miel, ne consacre plus le même temps à ses amis. A l'époque du célibat, on revivait la bande adolescente ou bien on formait des duos, des trios, voire des quintettes, que l'on a  quittés  pour se consacrer à un autre style de musique, celle que l'on joue à deux, penchés sur la même partition. Même si les sentiments persistent, si la complicité est toujours là, enfouie derrière les disques de la Calas ou entre les livrets de la flûte enchantée, on sait que l'on a peu de chances de reprendre les duos complices, ou seulement de façon impromptue et fugace, et qu'il vaudra mieux apprendre à jouer en solo...Et si le soliste délaissé trouve un partenaire, on jouera plus souvent en quatuor, en essayant d'éviter les fausses notes. C'est peut-être sur cela aussi que tu t'interrogeais Tetaclacs...