Frivoli

Polyblog. Site d'amateurs de mots, à caractères légèrement délirants.

30 mars 2008

Tu jettes ou tu jettes pas ?

En passant, je vous invite à  lire ce billet.

Posté par Ennairam à 11:09 - Société - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les volutes d'un Monte Cristo sont inextricables

- Ce que j’aime l’odeur de ton cigare !
- Pas seulement l’odeur semble-t-il …
- Il va falloir faire cet entretien.
- Oh la barbe !
- Je risque de me faire virer par madame Teta sinon.
- Pauvre choute, allez, par quoi veux-tu commencer ?
- Je n’en ai pas la moindre idée.
- Fais un effort, c’est ton boulot enfin !
- Mais qu’est-ce que je peux te demander, bonté divine ? Je ne suis pas inspirée du tout, ce n’est pas que je ne me pose pas des questions à n’en plus finir, mais de là à te les poser à toi, ça me gêne.
- ....
- Je cherche.
- ... (smile)
- Ah oui, moi ce qui me botte  tu vois c’est cette multiplication des pains, et puis le vin, là tu as fait fort.
- Oui, c’était un bon coup, j’en rigole encore. La tête du maitre d’hôtel quand il a gouté le vin, bien meilleur que celui qu'il avait servi au début de ce repas de noces.
- Tu t’y connais en œnologie ?
- Qu’est-ce que tu crois, je me dois d’être polyvalent. Tu ne peux pas imaginer combien de fois j’ai été sollicité depuis !
- Et alors ?
- Bah, je n’aime pas faire plusieurs fois la même chose, je n’ai jamais recommencé.
- Dans l’horreur pourtant tu sembles bégayer.
- Allons, tu ne vas tout de même pas croire que j’y suis pour quelque chose, ne me ressors pas tous ces lieux communs enfin, et le libre arbitre ? Et les lois naturelles ?
- Forget it. Eh, dis-moi …
- Oui ?
- Le vin de Cana, il était si bon ?
- Ce qu’il y a de mieux je te jure, écoute :

Très beau nez puissant de fruits jaunes et exotiques, de cire d'abeille, d'abricot confit et de pâte de fruits. En bouche, c'est un vin parfait où tout est fondu pour former un ensemble harmonieux. La construction montre une grande élégance. La matière, particulièrement dense, est dotée d'une superbe texture et surtout d'une très belle expression aromatique qui s'achève par une finale longue et douce. C'est un très grand vin qui parvient à combiner harmonieusement puissance et douceur.*

- 
Hmm tu me subjugues.
- Ça c'était le blanc, écoute le rouge :


Très belle couleur veloutée, très attrayante, grasse et épaisse à l'œil. Au nez, c'est une finesse extrême qui nous accueille, sur une trame de fruits très mûrs, avec des notes d'épices. En bouche, le soyeux est extraordinaire, porté par des flaveurs de fruits très mûrs et par des tanins soyeux. On retrouve en finale les notes toastées, torréfiées et poivrées. Du pur velours.*

-Je rêve… Si tu nous faisais un petit Cana bis ? Tu vois la carafe là-bas, et les verres en cristal ? S’il te plait …Il y a aussi le pot à eau sur l'évier.
- Ah non ce n’est pas sérieux.
- Voyons juste quelques verres, je ne te demande pas de remplir six jarres !
- Bon, bon, allez, d’accord, après tout, un peu de gaité ne nous fera pas de mal.
- Chic ! Ah, zut, l’interviouwe …
- Tu n’as qu’à leur dire que je n’existe pas.
- Ouais, bonne idée !
- Tchin !
- Tchin !


*textes empruntés ici et

Bouillon 13




Posté par Ennairam à 01:07 - Ze textes d'Enn' - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 mars 2008

Enfances

Je me souviens de ce premier jour d'école à quatre ans. On me donne un demi-cahier vert, à  doubles lignes,  j'écris aussitôt des mots au crayon sur les pages du milieu ; m'apercevant que c'est  interdit,  je les  gomme  en froissant la feuille.

Un soir de septembre j'ai traversé la cour du lycée en cherchant l'odeur des feux dans les champs. A dix ans,  le passage des salles de classe à l'internat se substitue aux trois kilomètres de marche qui me ramenaient de l'école primaire. Maigre consolation de la bille de chocolat et du morceau de pain aux bords blanchis, un livre sur ma table de travail.

Ce jour-là, pendant les vacances de Pâques, je suivais mon frère et mon cousin qui allaient vider dans l'ancien lavoir une bouteille remplie de rebezzans* capturés dans la rivière. Sous le couvert des ormes, je vois le reflet des feuilles naissantes dans l'eau noirâtre, le frétillement de ces poissons vifs et brillants pressés de fuir. Je me souviens, j'étais encore assez petite pour que ma mère me lave dans le lavabo du cabinet de toilette lorsque les deux garçons m'ont repêchée.

Longtemps j'ai vécu avec la certitude de l'inébranlable. Longtemps j'ai cru que les sabots de mon père resteraient éternellement devant le seuil de la maison : lourdes chaussures en cuir noir et dur qu'il portait avec des feutres.

J'ai bien connu les félins de la maison. La vieille chatte à l'oreille déchirée, par un gros rat disait-on, me léchait affectueusement la joue lorsque je m'asseyais à côté d'elle sur le perron. Elle allaitait ses chatons ; je m'allongeais dans la paille et respirais avec délices, frôlant de mon nez les petites têtes rondes et douces, une odeur rappelant l'éther, que j'ai retrouvée bien des années plus tard, dans les cheveux de mes enfants nouveaux-nés.


*rebezzan est le mot issu du patois, beaucoup plus imagé, pour vairon.


Anamnèse

Posté par Ennairam à 09:25 - Ze textes d'Enn' - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 mars 2008

Anamnèse

"L'anamnèse s'emploie à restituer au souvenir toute la finesse de son grain. Pas de récit glorieux, mais des bribes illustrant l'aspect disparate et incomplet de la mémoire. Ces petits éclats tout à fait inutilisables sont comme les "rushes" du film officiel de notre vie ; des morceaux égarés mais parfois insistants."

"Les petits papiers" Alain Duchesne, Thierry Leguay

Rédiger une série de un à cinq souvenirs, vrais ou faux. Les (courts) paragraphes commenceront  par :

"Je me souviens"
"Un soir"
"Ce jour-là"
"Longtemps" 
"J'ai bien connu"

Posté par Ennairam à 15:11 - JEUX D'ECRITURE - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 mars 2008

Direct soir

J'ai récemment consommé mon cadeau de Noël : un billet pour deux à l'opéra. Il s'agissait de la pièce de Goldoni, Les Rustres, adaptée façon opéra. Beau spectacle, avec costumes et musique, cantatrices et chanteurs, basses ou barytons.

Mais là n'est pas mon propos.

Nous prîmes le métro. A l'heure dite, 19 heures environ. Nous rencontrâmes C. JEROME, (il porte réellement un nom de chanteur !) l'ex d'une amie de trente ans avec qui j'ai parfois de longues conversations téléphoniques, et qui donc ne vous est pas totalement inconnue. Cet ex est le père de la fille de l'amie. Nous nous rencontrons fortuitement une fois fois tous les quatre ou cinq ans, mais avec régularité, comme si nos hasards voulaient que nous soyons amis. Nous ne le sommes pas complètement, mais suffisamment pour nous raconter nos vies en quelques minutes. Le temps d'un aller simple en métro...

Il nous raconta donc sa fille, ses difficultés d'ado, de lycée. Il nous raconta son travail, un peu routinier, mais titularisé depuis peu au bénéfice du décret numéro untel, qu'il faudrait d'ailleurs que nous regardions de près pour voir s'il n'y a pas moyen d'en tirer un  meilleur parti. Il nous raconta qu'il allait passer le weekend  en ville, chez sa régulière et que c'était bien comme ça, de vivre ensemble séparés.  Il y passait tous les weekend quand son ado n'était pas là. Et ça durait depuis trois ans.

Un beau spectacle nous attendait. Champagne à l'entracte.  Un régal. Sauf que les acteurs fumaient sur scène. J'ai illico appelé Gino (le policier municipal de Lewisville), afin qu'il les taxe de 68 euros (chacun). C'est toujours ça de pris pour le budget communal.

Nous reprîmes le métro vers 23 heures. Au fond de la rame se tenait C. JEROME.


Posté par lewis_carroll à 18:09 - Nouvelles - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 mars 2008

Printemps intérieur

                    

Frimas, grêle, la météo incitait à profiter des sommets ce Dimanche...
J'ai préféré cultiver les joies simples du palais
et rassembler basse-cour ...

100_3158

      100_3139 

et cheptel... 100_3127   Hein, Flamby !

Et vous ?

Posté par giovinetta à 23:56 - Frivolimages - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 mars 2008

Printemps décalé en 3 mots...

Un printemps

entre Loire, Sarthe et Mayenne...

carda_3_s

PROPOSITION :

Citer sans réfléchir
3 mots
qui évoquent
   un printemps décalé...

Ad'A


Posté par Alain d A à 12:48 - Commentaires [23] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 mars 2008

A Enn P E

Bouillon d'écriture n°13


trac_s

_ " Suivant ! "

*
*
*
_ " Alors, mon brave, qu'est-ce qui vous amen ? "

_ " Eh bien voilà...
Depuis un moment, ça allait plus trop là-haut...
J'étais de plus en plus à côté de la plaque.
J'ai fini par douter...
Alors, j'ai fait un bilan de compétences en vue d'une éventuelle reconversion.
Et on m'a suggéré de chercher quelque chose ici-bas,
un CCI, un CDD, un CIA, un COD, un... "

_ " ça va, ça va ! On a compris !
Et qu'est-ce que vous savez faire ? "

_ " Euh... Pas grand chose...
Enfin, si... des miracles... "

_ " Oh la la !
Ici, vous savez, ça va être difficile.
Mais bon, je vais voir ce que je peux faire pour vous.
Nous allons vous ouvrir tout de suite un dossier...
C'est comment votre nom ? "

_ " Euh...  Dieu. 

d...i...e...u...

sans " x " à la fin, s'il vous plaît... "


                  .

Posté par Alain d A à 13:27 - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 mars 2008

matin

si près de l'aurore
luit sur les eaux du canal
un clair de Lune rose

Posté par Ennairam à 12:00 - Haïku et iculs - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 mars 2008

Merci qui ?

Tout savoir sur La Disparition ?

Merci Wikipédia !

remor_s


Exemple : Le Gois
( disparition momentanée de l'Océan )

février 2008

*

Un lipogramme, kézaco ?
( Soyons sérieux un instant )

Le plus ancien auteur de lipogrammes (ou lipogrammatiste)est Lasos d'Hermione (VIe siècle avant notre ère), dont Georges Perec affirme qu'il composa deux poèmes sans utiliser la lettre sigma.

Plus récemment, lorsqu'à l'invention des machines à écrire, imprimantes et ordinateurs, il n'était pas possible de composer à l'aide de caractères accentués, on s'efforçait parfois de rédiger des présentations en lipogrammes excluant ces dernières.
Les lipogrammes les plus célèbres sont dus à l'écrivain Georges Perec,pour ses romans La Disparition (écrit sans utiliser la lettre e, )et Les Revenentes (dans lequel e est la seule voyelle utilisée,on parlera alors de tautogramme ou de monovocalisme et non de lipogramme).

La Disparition a été traduit en anglais, en espagnol, en allemand et en italien, Les Revenentes en anglais, et leurs traductions sont aussi des lipogrammes dans ces langues. En espagnol, cependant, du fait de contraintes liées à la langue, la traduction de La Disparition omet non pas le e mais le a.

Certains lipogrammes « traduisent » en vers des poèmes célèbres.

On en trouve huit au chapitre 10 de La Disparition de Georges Perec ; les rimes féminines (comportant la lettre e) sont exclues par définition, mais les rimes sont parfaites et la rythmique irréprochable.

En 2006 a vraisemblablement été battu le record du plus long lipogramme versifié en e : la traduction par Jean-Louis Bailly des cinquante-sept quintils de la Chanson du mal-aimé d'Apollinaire. Chaque lettre ayant une fréquence d'utilisation propre, dans chaque langue, certaines omissions sont plus aisément réalisées que d'autres. Par exemple, le texte de cet article est un lipogramme qui ne comporte pas de lettre « k », de « w » ni de « z ».


Copieur : A d'A  Source : Wikipédia


Posté par Alain d A à 23:41 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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