31 octobre 2007
stage découvertes
Bonnes vacances à vous tous !
du patrimoine :
et devinez ce qu'il faut faire pour prendre une photo comme celle-ci !
ou comme ça :

27 octobre 2007
Sexe en automne
Le lotus amoureux d'un galet sur la plage de Soulac était à la recherche d'un
véhicule pour se rendre à La Rochelle. Plus loin dans les allées du jardin japonais, un monstre marin composait
un poème sur l'automne, se remémorant son séjour linguistique dans le Gers.
Quand soudain, au carrefour situé pas trés loin du jardin, apparut l'escargot sauveur qui arrivait de Corse.
Permettant ainsi au lotus et au monstre marin d'effectuer le voyage, en emportant dans leurs coeurs une image de la plage.
Minimal
A La Rochelle,
dans le jardin,
en automne
plus précoce qu’en Corse,
un escargot
montait sur un galet.
Au carrefour,
où se reflétait une image de plage,
pendant ton séjour linguistique dans le Gers
j’ai croisé dans les allées du jardin japonais
d’automne,
écrivant un poème
sur le lotus
qui mourait sur la plage de Soulac,
le sexe entrouvert,
un monstre marin.
24 octobre 2007
Avis à la population
"La lettre qui se trouvait dans ce livre de la Bibliothèque Rose n'était pas destinée à être lue par un enfant..."
C'est parti pour la dixième édition du concours de nouvelles du Lecteur du Val ! Avec la phrase ci-dessus comme point de départ obligé, et la date du 31 janvier 2008 comme ultime point d'arrivée.
§ Comme les années précédentes, Le Lecteur du Val (association des Bibliothèques du Sicoval) propose un concours d'écriture de texte court :
- commençant par la phrase ci-dessus, qui doit servir de fil conducteur ;
- de 6 pages maximum (30 lignes par page, police classique, corps 12 ou 14 maxi), foliotées, agrafées, non signées, et un titre obligatoirement ;
- à remettre (en 6 exemplaires pour les textes adultes ou 4 exemplaires pour les textes jeunes) au plus tard le samedi 31 janvier 2008
dans l'une des 26 bibliothèques de l'association.
- Les textes peuvent également être envoyés à l'adresse :
Le Lecteur du Val - 10 bd des Genêts - 31320 CASTANET-TOLOSAN -
FRANCE
(aucun envoi par courriel ne sera accepté).
§ Les participants seront divisés en quatre catégories : Adultes, Jeunes, Lycée, Jeunes Collège, Enfants. Les textes ne devant comporter aucune
mention de nom ou de pseudonyme, ne pas oublier de joindre un bulletin
de participation (à éditer ci-dessous) comportant Nom, Prénom, Age, Adresse, Téléphone, Courriel et catégorie de participation, ainsi
que le titre de la nouvelle et les renseignements sur leur établissement
pour les participants scolaires. Les meilleurs textes seront
publiés et leur auteurs recevront divers lots et cadeaux.
22 octobre 2007
et (logo) rallye de plaisir (by Honey)
Mon amour,
Vivement notre week-end à La Rochelle
Je préfère , et de loin, cette image de plage……… car bien abrités derrière les dunes, je te ferai gémir encore plus fort que , durant notre séjour linguistique dans le Gers, où tu réveillas tous les participants...(tu n'as pas honte?...non tu n'as pas honte et c'est ce qui me plaît chez toi.......) Plus tard, pour te calmer, tu n’as pas arrêté d’arpenter les allées du jardin japonais en me déclamant un poème au lieu de m’ouvrir ta fleur de lotus (là c'est moi qui n'ai pas honte..... J'assume!)
Nous irons aussi à la plage de Soulac afin de nous vautrer dans la luxure et le sexe. Aaaaaaaaaah ! j’espère que tu me feras gronder de plaisir tel un monstre marin déchaîné dans la tempête.
Ton amant atlantique.
20 octobre 2007
Promenade en rêverie solitaire
Merci à Jacques Brel de m’avoir prêté son instant seulement.
Le port de La Rochelle est déserté par les touristes. J’entre dans ce jardin public peuplé de retraités nonchalants et de canards débonnaires ; l’automne s’annonce, discret.
Je rêve de la Corse, de respirer le parfum des arbousiers dans le maquis. Ici, je contemple des grappes de minuscules escargots blancs agglutinés sur les tiges de fenouil jaunissant. J’erre à la recherche de l’inaccessible galet. Carrefour du minéral et du mental, image de plage, déposée sur mon balcon, ou abandonnée sur un meuble.
Les mains serrées sur ce talisman, je ferme les paupières. L’idée d’un séjour linguistique dans le Gers me titille. Rafraîchir la langue de Shakespeare au pays de d’Artagnan et d’Emmanuel Delbousquet. Revoir les rudes châteaux de mon enfance. Les pelouses s'ornent aujourd’hui de bancs de niangon ouvragé et sur les allée du jardin cheminent des pas japonais en pierre de lave.
Boire le thé avec de vieilles anglaises sous les arcades où mon père autrefois faisait affaire avec des maquignons en bérets.
A l’automne de ma vie dire l’ultime poème. Guetter sans relâche le cycle du lotus, de l’eau étale aux pousses infimes, jusqu’aux fruits coniques et noirs, feuilles finissantes en corolles cuivrées repliées dans leur reflet, tiges brisées et frémissantes sous la poussée de l’autan.
Inlassablement me baigner nue sous la pluie sur la plage de Soulac à l’heure où seule existe la force des vagues. Plonger dans l’écume, ne plus avoir de corps ni d’âme ni de sexe. Etre juste un instant, un instant seulement, un monstre marin.
19 octobre 2007
Mots mélés
C’était à La Rochelle, vingt années plus tôt
Il avait noté, d’une écriture épaisse, des indications sur un feuillet :
A deux pas de la gare, un petit hôtel, la chambre est en rez de jardin. Ne pas passer par la réception.
Si on avait été en automne, il ferait nuit, noir comme le maquis Corse. J’aurais pu me glisser tel un escargot dans cette double vie, sans laisser aucune trace sur le galet.
J’ai hésité quelques minutes au dernier carrefour et je me rappelle avoir acheté une carte avec une image de plage, gribouillée au dos quelques mots d’excuse.
Une publicité pour un séjour linguistique dans le Gers accrocha mon regard. Des petites filles et des petits garçons…
Je ne pouvais plus reculer
Je poussais le portillon qui s’ouvrait sur des allées du jardin japonais.
L’automne coquet se déclinait en tant de couleurs que j’ai eu envie de le mettre en poème.
Lotus.
C’est à ce moment la que j’ai choisi ton prénom.
J’ai osé mille audaces, cette nuit là. Je n’en regrette aucune ma fille.
J’ai croisé l’été dernier, sur une plage de Soulac un homme qui te ressemblait.
Tu trouveras, dans l’enveloppe, en même temps que ma lettre, son feuillet…
Je te l’offre en même temps que mon secret, mon cœur bat vite car je sais que
Mon ventre, jamais rempli du sexe de ce monstre marin n’aurait pu te donner le jour.
Votre dévouée
Laparhasard
Mot doux d'Enn'
Bon, Le loup, on t'attend (de huit pattes fermes) et les autres aussi. Je viens d'ouvrir une catégorie "z'invités" pour les textes des nons frivolibres participants, et de reclasser les lettres de candidatures dans une rubrique idoine (vous pouvez contribuer au classement à vos minutes perdues). Frivolits va-t-il se réveiller ?
Abelard project
Abélard hochait la tête en souriant. Il passait en revue ce qu'il aimait le plus: Béjart, D'Indy, Gotan Project. Non pas Gotan Project.
-L'auto ne s'était pas arrêtée. Encore suivi, se dit il. Comme s'il était tenu en laisse.-
Car Gotan Project ne le régalait plus.
Au carrefour de Lima, jeux de plage et amis d'enfance peuplaient les pensées de ses jours. L'un, mystique dans le germe de sa vie (c'est ainsi qu'il se définissait), lui répétait de s'en aller du jardin. Chapeau ! Néné qu'on l'appelait.
-L'auto ne s'était pas arrêtée et le suivait toujours.-
Abélard n'avait jamais eu de pot. Emma, sa grande sœur était assez falote. Ustaritz! Il se souvenait. Elle habitait à Ustaritz, au bord de la plage.
-Deux sous la capote baissée, derrière les vitres teintées. C'est que c'est dur de les semer!, pensait-il. Ils avaient un culot monstre.-
Marin. Abélard aurait dû faire marin. Mais c'était trop tard. Les tueurs étaient derrière lui.
ressac
A La Rochelle, ton jardin abrite un automne où sous une feuille morte en forme de carte de la Corse un escargot
se transforme en galet pour l’hiver.
Comme moi.
(Au carrefour de mes
pensées se froissent une image de plage en été et ce fameux séjour linguistique dans
le Gers où nous améliorâmes notre
reconnaissance des langues avec tant de bonheur dans le pré.)
Au milieu des allées
du jardin japonais à Toulouse un autre automne exhibe en poème triste ses lotus fanés presque morts presque oubliés.
Comme toi.
La plage de Soulac où je ne
retournerai pas ne me rappellera jamais rien, où peut-être juste une torride
très banale histoire de sexe avec un monstre marin cruel que le
ressac a remporté dans les abysses.
(L’été prochain, je prévois un stage de yoga dans le Cantal.)
logorallye








