La Gazette Statuaire de Seine & Oise

Journal dédié à la sculpture contemporaine francilienne à tendance Lacano-Lénino-Freudienne versus Derridienne de centre gauche

Sans café, il n’y pas de sieste possible (Tiens, y’a pas de marché aujourd’hui ?)


Journal Bisannuel
Tirage : 10 exemplaires (dont un pour la BN, perdu par la poste et un autre pour les épluchures du rédacteur en chef)
Prix : Nous consulter
Directeur de la publication : Ennairam à Toulouse (France, depuis 1271 CAD des lustres à paillettes roses, mais sans tong ou pas)
Holding : Frivoli Ltd and Co (Future filiale de GDF-SUEZ-MATIGNON)
Rédacteur en chef : Martin Lothar
Rédacteur : Martin Lothar
Secrétaire : Martin Lothar
Femme de ménage : Martin Lothar
Gardiennage des poubelles : Martin Lothar
Pigiste reporter : Don Estévé à Nice (France obligée depuis 1871)

Editorial

Hourra ! Pour ses cinquante ans, Notre journal « La Gazette Statuaire de Seine & Oise » fondé en mars 1956, vient de dépasser le cap des dix lecteurs !
Notre onzième lectrice est Mademoiselle Didon Doudou Jaunisse, 107 ans, résidente aux Îles Marquises.
Elle a reçu par erreur notre journal et dans une lettre émouvante écrite en créole (Traduite par Mlle Moi, pigiste linguiste de la CAF du 9-3), nous complimente amplement et nous félicite pour la qualité de notre journal qui, selon elle, est très pratique pour ramasser les crottes de son chien sur le trottoir d’en face !
Bienvenue Didon !
Bon sinon, pour cet anniversaire, notre journal ne s’est rien refusé. Notre grand reporter Estévé, lors d’une visite du Salon International de la Bouée et de la Luge Ludique (SIBLL, Du 20 mars 20H30 au 20 mars 21H, Paris, Porte de Versailles et pas ailleurs) a rencontré par hasard le plus génial des sculpteurs de tous les temps.
Oui, vous l’avez deviné, il s’agit de Ho-Ne Le-Wi d’Aubières, l’artiste Serbo-Nippo-Auvergnat mondialement connu pour ces œuvres consternantes, sulfureuses et néanmoins chères.
Le maître errait incognito et passionné parmi les trois deux stands du salon (Du 20 mars 20H30 au 20 mars 21H, Paris, Porte de Versailles et pas ailleurs) amoureusement entouré par ses deux infirmiers (diplômés de l’Ecole Supérieure de Psychiatrie de Kyoto, Japon, où il réside comme vous le savez, dans l’école même)
Le maître a daigné accorder une interview à notre reporter !
Cerise sur le gâteau, Estévé a rencontré peu de temps après à la buvette (STV, m’envoyer les notes de frais SVP), le maire d’Hossegor qui lui a également accordé un entretien !
Bonne lecture, cher(e) lecteur(ices)s de chez qui vous savez !
Et vive la sculpture Lacano-Lénino-Freudienne versus Derridienne de centre gauche !


Interview de Ho-Ne Le-Wi d’Aubières

  • Estévé : « Maître, merci de votre attention. Nos lecteurs sont très avides de vos commentaires sur votre dernière œuvre géniale et désormais universelle : « La Cafetière » qui a défrayé récemment les chroniques landaises. Nous feriez-vous la grâce de nous en commenter la genèse ? » (putain, qu’est-ce qu’il cause bien ce Estévé !)
  • Ho-Ne Le-Wi d’Aubières : « Cet été-là, j’étais sur la plage d’Hossegor et j’ai vu une charmante petite fille assise, hiératique, sur une bouée en forme de chien »
  • Estévé : « Et alors ? » (putain, quel professionnalisme il a ce Estévé !)
  • Ho-Ne Le-Wi d’Aubières : « Elle semblait perdue ; Elle cherchait je ne sais quoi ; alors, j’ai baissé mon maillot et je lui ai montré mon sexe turgescent »
  • Estévé : « Votre quoi ? »
  • Ho-Ne Le-Wi d’Aubières : « Je lui ai montré ma bite en érection de chez Viagra quoi »
  • Estévé : « Et pourquoi la cafetière ? (putain, quel professionnalisme il a ce Estévé !)
  • Ho-Ne Le-Wi d’Aubières : « Parce que je suis fou du café aussi »
  • Estévé : « Et alors ? »
  • Ho-Ne Le-Wi d’Aubières : « Elle m’a dit que mon zizi n’était pas beau et pas rigolo »
  • Estévé : « Et alors ? »
  • Ho-Ne Le-Wi d’Aubières : « J’ai remonté le maillot et je me suis précipité sur un des CRS de surveillance que j’ai mordu profondément à la cuisse »
  • Estévé : « Et alors ? »
  • Ho-Ne Le-Wi d’Aubières : « un mois d’arrêt de travail »
  • Estévé : « Et alors ? »
  • Ho-Ne Le-Wi d’Aubières : « Retour en avion spécial à Kyoto car j’ai un oncle qui est Ministre des Haïkus au Japon »
  • Estévé : « Et alors ? » (putain, quel professionnalisme il a ce Estévé !)
  • Ho-Ne Le-Wi d’Aubières : « J’ai eu la transcendance, voire l’immanence de cette sculpture que vous appelez maintenant « la cafetière » et j’en ai fait don à la Ville d’Hossegor
  • Estévé : « Et alors ? » (putain, quel professionnalisme il a ce Estévé !)
  • Ho-Ne Le-Wi d’Aubières : « C’est l’heure de ma piqûre, désolé »

la_cafeti_re
La Cafetière du sculpteur Ho-Ne Le-Wi d’Aubières (Tout droit réservé)

Interview de M. X, Maire d’Hossegor (a préféré garder l’anonymat)

  • Estévé : « Monsieur le Maire, merci de votre attention. Nos lecteurs sont très avides de vos commentaires sur l’acquisition récente par votre municipalité de la dernière et géniale œuvre « la cafetière » du grand sculpteur contemporain, Ho-Ne Le-Wi d’Aubières »
  • Le Maire d’Hossegor (anonyme) : « La Ville ne l’a pas acquis because ce connard de nippon nous a envoyé sa saloperie de force par poste en port dû »
  • Estévé : « Et alors ? » (putain, quel professionnalisme il a ce Estévé !)
  • Le Maire d’Hossegor (anonyme) : « On n’a pas su où mettre cette connerie, alors on l’a exposée sur la place de la mairie »
  • Estévé : « Et alors ? »
  • Le Maire d’Hossegor (anonyme) : « Toutes les tortues de la région se sont alors ramenées : C’était leur Woodstock à elles. Elles étaient des millions. Nous avons dû appeler le GIGN car nos pompiers n’en pouvaient plus ! Certains ont même été sodomisés par des chéloniens flippés à mort ! Il y a eu des émeutes de vieillards de la ville qui n’acceptaient pas d’être laissés pour compte »
  • Estévé : « Et alors ? » (putain, quel professionnalisme il a ce Estévé !)
  • Le Maire d’Hossegor (anonyme) : « On a déplacé la statue sur la plage pour calmer les esprits »
  • Estévé : « Et alors ? »
  • Le Maire d’Hossegor (anonyme) : « Les tortues sont parties ! »
  • Estévé : « Et alors ? »
  • Le Maire d’Hossegor (anonyme) : « Toutes les mouettes de la plage sont devenues folles ; Les crabes ont fait grève ; les algues ont attrapé la grippe aviaire, si, si ! »
  • Estévé : « Et alors ? »
  • Le Maire d’Hossegor (anonyme) : « Par contre, ça excite les chiens qui viennent tous renifler la vulve la valve de la bouée et pisser dessus et à force, ça pue !
  • Estévé : « Et alors ? » (putain, quel professionnalisme il a ce Estévé !)
  • Le Maire d’Hossegor (anonyme) : « On espère un tsunami sans trop y croire ; c’est malheureux, mais c’est comme ça ! »
  • Estévé : « Merci, Monsieur le Maire» (putain, quel professionnalisme il a ce Estévé !)