Chère Maritie,

il m'a fallu de longues semaines de recherches compliquées pour arriver jusqu'à vous. Après avoir consulté de nombreux moteurs de recherche (ce sont les détectives publics modernes qui eussent intéressé votre aïeul) et complulsé maintes encyclopédies électroniques et autres who's who, j'ai finalement eu l'étincelle en voyant cette photographie :

lettre2
Ce n'est pas le sujet du premier plan qui m'a attiré, mais la chemise à l'arrière-plan, à droite. On peut y distinguer les initiales de votre aïeul. J'ai eu simplement à rechercher l'auteur de cette photographie pour pouvoir vous contacter, ce que je fais par la présente, tout en m'assurant que vous êtes la seule représentante française de la famille.
Je veux vous dire que si vous aussi vous utilisez les méthodes modernes de communication et de recherche d'information, vous finirez fatalement par tomber sur un site qui cite de façon récurrente comme une rente le nom de votre ancêtre. Sachez que je suis la personne qu'on sonne lorsqu'il s'agit de lui. Je voudrais plaider non-coupable et vous dire que je n'ai rien fait pour provoquer un tel déchaînement d'admiration. Je me suis contenté de choisir pour pseudonyme le même que votre illustre ancêtre. Le choix d'un pseudonyme relevant d'un processus introspectif, je vous ferais grâce des états d'âme qui m'on conduit à ce choix, mais sachez que votre parent bénéficie de tout mon respect, et que si son nom est sali par une tripotée de mots incongrus, je n'y suis pour rien. Veuillez vous en prendre directement à la maîtresse des lieux, dont je vous communiquerai les nom et adresses afin que vous puissiez lui envoyer les huissiers. Elle n'aura ainsi que ce qu'elle mérite.

Veuillez croire, Madame Carroll à mes sentiments respectueux.