Blagnac, soir d'été.
On nous convoque aux Ramiers (oui, avec des S), pour induire la confusion dans l'esprit de Téta, qui se voyait déjà en haut de l'affiche du Ramier (cette boîte pour vielles en tongues roses à paillettes).
On nous informe que le lieu change. (comment un lieu peut-il changer ?).
On nous véhicule vers un gymnase.
On nous invite à nous asseoir à table.
On déballe nos victuailles.
Martine (la cops d'Honey) confie des saucisses à Stéphane (le cops d'Honey).
Il les dépose amoureusement sur le barbecue mis à notre disposition par la maison de la culture de Blagnac. Merci Monsieur le Maire. Votez pour lui. Un inconnu m'a dit bonjour, il doit être élu. Je ne voterai pas pour lui. Encore un sourire de perdu.
Martine s'éclipse. Honey, ta cops est super : elle porte de la bouffe et elle se casse. Tu lui diras que ses saucisses étaient bonnes.
En résumé, il y avait autour de la table beaucoup d'inconnus, plus Moi et ma fille, Téta et 3 de sa progéniture, Paquito-mon-amour et un de sa progéniture, Tante Honey (elle préfère qu'on l'appelle Tatie), Martine (épisodiquement, perturbée qu'elle était par la découverte des sextos qui s'affichaient sur l'écran noir de sa nuit blanche), Stéphane en baby sitter, comme d'hab. Mais hier, il s'est plutot intéressé au foie gras, aux saucisses et aux filles qui passaient par là. Il a, sans vergogne dragué une jeune femme affrétée par la maison de la culture et trois quidamesses dont le seul tort fut de poser les leurs (de fesses) à portée d'yeux.
J'ai pu vérifier que le Tarriquet ne prenait qu'un seul R, mais je soupçonne une coquille de l'imprimeur des étiquettes. Mais ce n'est pas de la piquette, même s'il fait mal à la tête.
Téta et Paquito-mon-amour étaient plus préoccupés par la recherche d'un matelas pour leur week-end de ramage sur la Dordogne dans le Lot (1) (2) (3) que par l'ingurgitation massive de nourriture terrestre.
Le poulet d'Honey et Stéphane était délicieux, comme d'hab.
Le taboulé de Téta presque à la hauteur de celui d'Enn.
Le riz au lait de la même caramélisé à souhait. On lui pardonnerait presque ses retards.

Nous nous sommes esbaudis devant la réactivité des frivogides sur le jeu de la suite anarchique et bordélique de l'histoire de Mylène, Sarah, Sébastien, François-quel-beau-prénom.

Le film a commencé.
J'ai dormi.
Le film a fini.

On a dit qu'on recommencerait.


(1) révisez votre géographie.
(2) ils ont fini par trouver une victime pour le matelas. Ils n'ont plus qu'à le gonfler après nous avoir gonflé toute la soirée.
(3) il convient de noter également (pour la précision des faits) la présence de deux kits de picnic contenant des assiettes en Arcopal, des couverts en Inox, des verres à pied, des serviettes, probablement des kapotes, fournis par le CE de Téta. Il y a des fois où on regrette vraiment de ne pas être salarié !